Anticosti: des blâmes boomerang pour les libéraux

Le premier ministre Couillard rejette pratiquement la possibilité... (Photo fournie par Hydrocarbures Anticosti)

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Le premier ministre Couillard rejette pratiquement la possibilité que Pétrolia reçoive l'autorisation pour forer cet été des puits par fracturation hydraulique à Anticosti. «La porte n'est même pas un peu entrebâillée», a-t-il dit, vendredi, en clôture d'un caucus de deux jours.

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(Québec) Les blâmes adressés par Philippe Couillard au précédent gouvernement péquiste au sujet de l'exploration d'hydrocarbures à l'île d'Anticosti ont fait boomerang, vendredi.

Depuis décembre, M. Couillard dénonce sans ménagement le contrat signé en 2014 sous Pauline Marois. Le gouvernement du Québec est partie prenante à un consortium qui investit des dizaines de millions dans l'exploration gazière et pétrolifère à Anticosti.

Pour le premier ministre, même si son gouvernement appuie d'autres projets, les hydrocarbures, «ce n'est pas là qu'on va trouver l'avenir du Québec».

Pour Anticosti, M. Couillard rejette pratiquement la possibilité que Pétrolia reçoive l'autorisation pour forer cet été des puits par fracturation hydraulique. «La porte n'est même pas un peu entrebâillée», a dit M. Couillard, vendredi, en clôture d'un caucus de deux jours.

«Je voudrais tout faire pour éviter de soumettre un milieu insulaire comme Anticosti à la fracturation hydraulique», a-t-il ajouté.

M. Couillard a déjà déploré que le Parti québécois ait autorisé l'exploration par fracturation sans étude environnementale adéquate. «Une grave erreur», a-t-il dit. Des commentaires très mal reçus par les promoteurs et qui ont affecté la valeur de leur entreprise.

Or, les premiers engagements financiers ont été réalisés en 2012, alors que le précédent chef libéral, Jean Charest, était aux affaires. Une offre d'acquisition d'actions de Pétrolia, Maurel & Prom et Corridor Resources a été signée le 29 août 2012, cinq jours avant l'élection de Pauline Marois, a révélé le Journal de Québec.

Le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, qui était à l'époque à l'Environnement, assure que cette question n'a jamais été abordée au Conseil des ministres. Pourtant, la filiale d'Investissement Québec impliquée a l'obligation de prévenir «de tous les dossiers des secteurs des mines et des hydrocarbures pouvant faire l'objet d'une prise de participation».

«Bien moi, je n'étais pas là, et je ne peux pas vous répondre à ça», a reconnu le premier ministre.

Lors de son assermentation, M. Couillard avait mandaté M. Arcand de guider «le Québec sur la voie de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures, notamment sur Anticosti». «"Guider sur la voie" veut dire évaluer ce qu'on va faire avec ça», s'est défendu le premier ministre, vendredi.

Fonds vert

Dans un autre dossier controversé, celui du Fonds vert, le ministre du Développement durable, David Heurtel, a annoncé qu'une meilleure gestion serait dorénavant assurée. Malgré des critiques du Vérificateur général en 2014, la distribution de l'argent du fonds est demeurée erratique. Le fonds a récolté plus de 800 millions $ en 2015 à même les crédits de la Bourse du carbone. Le Fonds vert, qui doit servir au développement durable, sera administré par un Conseil de gestion d'ici la fin de 2016, a promis M. Heurtel. Il faut «donner plus de rigueur, plus de transparence et une meilleure reddition de compte», a convenu M. Heurtel. Pourquoi a-t-on dû attendre 20 mois avant de réagir au rapport du Vérificateur général? «Des fois, il faut se donner le temps de réfléchir et d'être certain qu'on prend les bonnes orientations», a avancé le premier ministre Couillard.

Le chef du gouvernement s'est aussi dit «excessivement préoccupé» par la multiplication de fugues d'adolescentes au Centre jeunesse de Laval. «S'il y a des choses à corriger à l'intérieur de ce centre, il faut qu'elles soient corrigées rapidement et sans compromis», a dit M. Couillard.

À quelques jours de la reprise des travaux, le premier ministre Couillard a réitéré sa volonté de gérer avec rigueur les finances, mais aussi de réinvestir dans l'éducation et de soutenir les personnes plus vulnérables.

«Le Québec va mieux, le Québec est dans la bonne direction», soutient-il.

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