Canac espère profiter de la vente de RONA

Pour le président de Canac, Jean Laberge, cette transaction... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Pour le président de Canac, Jean Laberge, cette transaction le motive plus que jamais à garder le cap sur l'expansion de son entreprise. Le groupe a investi plusieurs millions en 2015 pour construire un centre de distribution à Drummondville et une nouvelle succursale à Beauharnois.

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(Québec) Le Groupe Canac et le Groupe BMR ne voient pas d'un mauvais oeil la vente de RONA au géant américain Lowe's. Canac souhaite même tirer profit de cette transaction.

Mercredi, Lowe's a annoncé l'achat du fleuron québécois pour 3,2 milliards $. Les deux conseils d'administration des sociétés ont approuvé à l'unanimité l'entente. Il ne reste qu'aux actionnaires de RONA à se prononcer sur l'offre lors d'une prochaine assemblée extraordinaire.

Pour le président de Canac, Jean Laberge, cette transaction le motive plus que jamais à garder le cap sur l'expansion de son entreprise. Déjà, le Groupe Canac a investi plusieurs millions de dollars en 2015 afin notamment de construire un centre de distribution de 350 000 pieds carrés à Drummondville et une nouvelle succursale à Beauharnois. Cette dernière devrait ouvrir ses portes au cours des prochains mois.

Sur un horizon de cinq ans, l'entreprise - qui possède 24 succursales avec celle de Beauharnois - prévoyait investir 100 millions $, notamment pour ouvrir ou agrandir et rénover certains de ses magasins à travers la province.

«Nous sommes des entrepreneurs, des compétiteurs, et il ne faut pas se laisser abattre. Il faut se rénover. Je ne veux pas faire l'erreur que Zellers a faite de se laisser aller», affirme au Soleil M. Laberge, qui a comme objectif d'ouvrir six ou sept magasins d'ici six ans. «Comme mon épouse m'a toujours dit : ''Il y a toujours une bonne chose à toute chose qui arrive, même si ce n'est pas bon.'' Et c'est un peu la mentalité de Canac.»

Le président de l'entreprise, qui compte environ 2300 employés, concède que la fusion des deux compagnies entraînera la création de l'une des plus importantes chaînes de rénovation résidentielle au détail au Canada, mais il n'est pas pour autant question de lever le pied sur l'accélérateur. «Peut-être que cela va être plus dur, mais il ne faut pas se démoraliser. On va s'ajuster en conséquence», indique-t-il. «Pour le moment, on ne sait pas ce que Lowe's veut vraiment faire avec RONA. S'il continue leurs opérations comme en ce moment, cela ne changera rien [...] Cela me surprendrait énormément qu'il y ait une guerre de prix entre Lowe's et Home Depot.»

Et si Lowe's décide de larguer certains fournisseurs québécois, Canac assure que ses portes leur sont ouvertes. M. Laberge avance même que l'entreprise entend bien tirer profit de cette situation si elle se produit. 

«C'est notre plus grande opportunité dans cette transaction-là. Cela va m'aider à garder mes fournisseurs actuels et peut-être même avoir de bons prix si quelques malheureux fournisseurs perdent leur contrat avec RONA. [...] On achète un peu partout, comme tout le monde, en Chine, comme au Québec. C'est certain qu'on est intéressé par les produits québécois. Cela signifie moins de transport pour nous», soutient l'homme d'affaires, qui ne pense pas que Lowe's va fermer plusieurs succursales RONA au cours des prochaines années.

Pas d'impact à court terme

Du côté du Groupe BMR, cette transaction n'aura pas d'impact sur la stratégie d'affaires de l'entreprise, du moins à court terme. 

«Pour nous autres, c'est une grosse nouvelle, oui, mais notre plan de match ne changera pas», indique Pascal Houle, chef de la direction du Groupe BMR. «RONA était un gros joueur. Lowe's est aussi un très gros joueur nord-américain. Pour nous autres, nous sommes déjà très bien implantés au Québec avec 300 magasins BMR et Unimat. Et nous sommes très bien implantés dans les régions. Nous allons garder notre même stratégie, c'est-à-dire une grande présence sur le territoire du Québec», ajoute-t-il.

Et tout comme Canac, le Groupe BMR entend miser sur les produits québécois. «Nous avons toujours encouragé les fournisseurs québécois. Et cela va se poursuivre», assure M. Houle.

Rappelons que l'an dernier, la Coop fédérée, qui exploitait déjà la chaîne de quincailleries Unimat, s'était portée acquéreur du Groupe BMR. La Coop fédérée avait alors annoncé souhaiter augmenter sa présence en région et au Québec. Le Groupe BMR est aussi présent en Ontario et dans les provinces maritimes.

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