Rona: Couillard prône une économie ouverte aux marchés étrangers

C'est la première fois que Philippe Couillard commentait... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

Agrandir

C'est la première fois que Philippe Couillard commentait l'acquisition controversée, au coût de 3,2 milliards $, du quincailler québécois par l'américaine Lowe's.

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) La vente de RONA démontre que le Québec évolue dans une «économie ouverte» autour de laquelle il ne faut pas «construire un mur», estime le premier ministre Philippe Couillard.

Le passage du géant québécois de la rénovation aux mains de nouveaux patrons américains soulève des préoccupations quant aux «conséquences pour les familles, pour les travailleurs, pour les commerçants membre de RONA», a reconnu M. Couillard, jeudi, au lendemain de l'annonce de la vente. 

Mais le Québec ne pouvait bloquer cette transaction «consensuelle» sans envoyer un mauvais «signal» à l'international, croit le premier ministre. «Il faut également rappeler qu'on est dans une économie ouverte, a déclaré M. Couillard. Il faut que le Québec envoie le signal qu'il est dans une économie ouverte et qu'on doit continuer nous aussi à conquérir les marchés étrangers.»

En 2014, les entreprises québécoises ont fait des acquisitions d'une valeur de 30 milliards $ sur le marché mondial, indique le premier ministre. «Je rappelle que pour un RONA, il y a un Couche-Tard, un CGI, un Saputo, a déclaré M. Couillard. [...] Je vois que MM. [Pierre Karl] Péladeau et [François] Legault veulent nous faire reculer au siècle précédent.»

Le leader parlementaire du Parti québécois, Bernard Drainville, réplique que plusieurs pays ont des politiques de protection de leurs sièges sociaux. Des personnalités québécoises, dont Andrew Molson et Monique Jérôme-

Forget, ont planché sur un rapport pour le maintien et le développement des sièges sociaux au Québec, note-t-il. «Philippe Couillard dit-il que tous ceux qui veulent défendre les sièges sociaux au Québec sont des personnes fermées?» demande M. Drainville. 

Il ne s'explique pas qu'Investissement Québec ait vendu ses parts dans RONA alors que, dit-il, contrairement à ce qu'a affirmé la ministre Dominique Anglade, la menace d'une vente à Lowe's est toujours restée présente.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer