Daniel Paillé brigue la présidence de Desjardins

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Daniel Paillé a déjà été ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie dans le gouvernement de Jacques Parizeau, jusqu'en 1996.  Il a aussi succédé à Gilles Duceppe à la tête du Bloc québécois, de 2011 à 2013.

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(Québec) L'homme d'affaires et ancien chef du Bloc québécois Daniel Paillé se lance dans la course à la succession de Monique Leroux à la tête du Mouvement Desjardins.

Il s'agira de la première fois depuis la mise en place du nouveau mode électoral, en 2000, qu'une personne externe au Mouvement Desjardins brigue la présidence de la coopérative.

Il se mesurera à Guy Cormier, premier vice-président réseau des caisses et services aux particuliers, et à Robert Ouellette, premier vice-président technologies et centres de services partagés. 

Le Soleil a tenté de contacter Daniel Paillé pour connaître sa vision. Cependant, conformément aux procédures électorales en vigueur, les candidats ne peuvent accorder d'entrevues. Les candidats ont jusqu'au 18 mars pour récolter des appuis. 

La période de dépôt des mises en candidature s'est déroulée du 25 janvier au 1er février.

Élue pour la première fois en 2008, Monique Leroux arrive au terme de son second mandat à la tête du plus grand groupe financier coopératif au pays. Lorsqu'elle a succédé à Alban d'Amours, Mme Leroux avait obtenu la majorité absolue devant sept autres candidats après six tours de scrutin. En 2012, elle avait été réélue par acclamation dès le deuxième tour.

Un processus confidentiel

Les élections à la présidence du Mouvement Desjardins sont un processus très secret. «Desjardins étant une institution financière, nous croyons qu'il serait malsain d'avoir des débats sur la place publique», indique André Chapleau, porte-parole du Mouvement Desjardins. 

Un collège électoral composé de 256 membres des 18 territoires du Québec et de l'Ontario que couvre Desjardins - des directeurs de caisses et des administrateurs élus - aura la tâche de choisir le successeur de Monique Leroux. «Ils sont bien au fait des enjeux du Mouvement Desjardins», affirme M. Chapleau. 

«Les membres du collège électoral représentent leurs caisses, qui, ultimement, représentent leurs membres», ajoute M. Chapleau. 

«Les candidats rencontreront les membres du collège électoral lors d'une série de rencontres privées, où ils auront l'occasion d'échanger et d'avoir un éclairage sur la vision des candidats», poursuit-il. 

Au terme de ce processus, l'assemblée des représentants se réunira pour élire le nouveau président le 19 mars prochain, mais l'entrée en poste officielle est prévue le 9 avril. Monique Leroux demeurera trois mois après la fin de son mandat pour assurer la transition.

Portraits des candidats

Daniel Paillé

Daniel Paillé est détenteur d'un baccalauréat en administration des affaires de l'École des hautes études commerciales (HEC) de Montréal. Il possède également une maîtrise en sciences économiques de l'Université du Québec à Montréal.

Élu pour la première fois à l'Assemblée nationale en 1994 dans la circonscription de Prévost, il a été nommé ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie dans le gouvernement de Jacques Parizeau, poste qu'il occupera jusqu'en 1996. 

Il fera ensuite le saut dans le milieu des affaires, occupant des postes de haute direction de la Société générale de financement et du Groupe Canam-Manac.

Il fera un retour en politique en 2009 et sera élu dans la circonscription fédérale d'Hochelaga sous la bannière du Bloc québécois. Emporté par la vague orange en 2011, il succédera à Gilles Duceppe comme chef de la formation souverainiste. Il démissionnera en 2013, invoquant des problèmes de santé.

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Bachelier en administration des affaires et détenteur d'un MBA à HEC Montréal, Guy Cormier est à l'emploi du Mouvement Desjardins depuis 1992. 

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Guy Cormier

Bachelier en administration des affaires et détenteur d'un MBA à HEC Montréal, Guy Cormier est à l'emploi du Mouvement Desjardins depuis 1992. 

Au sein de la coopérative financière, M. Cormier a occupé des postes tant du côté du service aux particuliers que du service aux entreprises. 

Il a d'ailleurs été directeur de plusieurs caisses du réseau. De 2009 à 2012, il a occupé le poste de vice-président finances, réseau des caisses, avant d'être nommé à son poste actuel en 2013.

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Ingénieur électrique de formation, Robert Ouellette a fait ses études en génie à l'École polytechnique de Montréal. 

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Robert Ouellette

Ingénieur électrique de formation, Robert Ouellette a fait ses études en génie à l'École polytechnique de Montréal. 

Après ses études, il a passé 19 ans, dont 5 en tant qu'associé, au sein d'Accenture, une des plus grandes firmes mondiales de génie-conseil.

Avant d'arriver au Mouvement Desjardins, Robert Ouellette a occupé le poste de vice-président et chef de la direction des systèmes d'information chez Alcan. Chez Desjardins, son mandat consiste à assurer le développement des technologies de l'information pour le mouvement.  

Avec La Presse Canadienne

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