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Deux groupes étrangers manifestent un intérêt pour la mine Arnaud

Le travail en coulisse pour dénicher de nouveaux partenaires prêts à miser sur... (Photothèque Le Soleil)

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<p>Fanny Lévesque</p>

(Sept-Îles) Le travail en coulisse pour dénicher de nouveaux partenaires prêts à miser sur la Mine Arnaud à Sept-Îles pourrait bien porter ses fruits.

Le Soleil a appris qu'Investissement Québec, l'actionnaire majoritaire, a conclu des ententes de non-divulgation (non disclosure agreement) avec deux groupes d'investisseurs étrangers pour leur donner accès aux détails du projet minier, qui prévoit l'exploitation d'une mine d'apatite à l'entrée ouest de la ville.

«C'est bon signe», a confirmé la porte-parole de la société d'État, Chantal Corbeil. «On ne sait pas encore ce qui va en résulter, mais ça veut dire qu'ils démontrent un intérêt certain. Ils ont accès aux chiffres, ils discutent», a-t-elle poursuivi, sans vouloir préciser l'origine des «grosses entreprises» intéressées.

Investissement Québec assure rechercher activement des bailleurs de fonds pour démarrer le projet évalué à 850 millions $, depuis que son seul partenaire Yara International ASA a annoncé en octobre qu'il ne voulait plus investir. La décision de la norvégienne a contraint l'État à suspendre le lancement des travaux d'ingénierie.

Le bras économique de Québec a notamment mandaté une «firme internationale» pour identifier «des groupes d'investisseurs potentiels», une démarche qui a résulté aux deux ententes de non-divulgation conclues. «On investit beaucoup de temps dans ce dossier, on prend ça très au sérieux», a ajouté Mme Corbeil.

Recherche d'acheteurs

En plus de tenter de séduire des investisseurs, Mine Arnaud essaie au même moment de recruter des acheteurs de la production anticipée d'apatite. C'est que Yara, qui devait se porter acquéreur de la totalité des tonnes extraites, prévoit maintenant en acheter entre 40 et 50 %. «On est sur deux fronts», précise Mme Corbeil.

L'entreprise a récemment fait appel à un spécialiste des marchés des fertilisants pour faire connaître l'apatite de Sept-Îles à l'échelle internationale. «Si nous avons un produit qui est mieux connu et qu'on en fait la promotion, plus ce sera facile d'aller chercher l'intérêt des acheteurs», a expliqué la porte-parole de Mine Arnaud, Kateri C. Jourdain.

Pour l'heure, Investissement Québec a allongé 30 millions $ dans le projet minier qui a fait l'objet de nombreux débats à Sept-Îles. Yara a pour sa part investi 20 millions $. Mine Arnaud a obtenu son certificat d'autorisation environnementale en mars 2015, mais est toujours en attente du feu vert de la ministre fédérale de l'environnement.

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