Bois d'oeuvre: la chute du huard risque d'éveiller le protectionnisme américain

Ottawa et Washington ont signé en 2006 un... (Archives La Presse)

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Ottawa et Washington ont signé en 2006 un accord de neuf ans sur le bois d'oeuvre qui mettait de côté les poursuites et les tarifs punitifs concernant le bois d'oeuvre importé du Canada.

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Ross Marowits
La Presse Canadienne
Montréalles

Le nouvel élan des exportations de bois d'oeuvre canadien en raison de la chute du huard éveillera sans doute les ardeurs protectionnistes du lobby forestier américain, a déclaré le chef de la direction de Tembec, jeudi.

«Je crois qu'ils voient le dollar canadien baisser, particulièrement dans le domaine du bois d'oeuvre, et qu'ils se disent: «Ce n'est pas juste»», a affirmé James Lopez avant une rencontre avec les actionnaires de la compagnie forestière établie au Québec.

M. Lopez a estimé que, si les groupes comme la coalition des producteurs de bois d'oeuvre des États-Unis ne se plaignaient pas lorsque le huard se trouvait au-dessus du seuil de la parité, ils risquent fort d'utiliser son recul pour étayer leur thèse selon laquelle les Américains souffrent maintenant d'un désavantage concurrentiel, surtout depuis l'expiration de l'entente canado-américaine sur le bois d'oeuvre en octobre.

«Je suis sûr que cela fera partie des sujets qui seront abordés par les gouvernements quand les pourparlers commenceront», a indiqué le chef de la direction de Tembec (TSX:TMB).

En 2006, Ottawa et Washington avaient signé un accord de neuf ans qui mettait de côté les poursuites et les tarifs punitifs concernant le bois d'oeuvre importé du Canada. Cela avait permis de calmer temporairement un différend à savoir si l'accès abordable aux terres de la Couronne accordé par le gouvernement canadien aux producteurs du pays constituait une subvention déguisée.

Procrastination

Les conservateurs fédéraux ont accusé le gouvernement libéral de faire preuve de procrastination par rapport à la conclusion d'une nouvelle entente. Mais un porte-parole de la ministre du Commerce international, Chrystia Freeland, a soutenu que le bois d'oeuvre était l'une des priorités. «Notre objectif demeure de maintenir un accès stable au marché américain pour l'industrie canadienne du bois d'oeuvre», a écrit Alex Lawrence dans un courriel, ajoutant que la ministre avait déjà discuté du dossier avec le représentant des États-Unis en matière de commerce international et avec le secrétaire américain du Commerce.

La coalition des producteurs de bois d'oeuvre américains - U.S. Lumber Coalition - n'a pas voulu faire de commentaire relativement à l'effet de la chute du dollar canadien sur sa vision de l'accord. Elle a cependant indiqué qu'elle militait en faveur de la signature d'une autre entente avant la fin, en octobre prochain, d'une période de statu quo durant laquelle les États-Unis ne peuvent déposer de plainte contre les producteurs de bois d'oeuvre canadiens.

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