Coup de pouce de 400 000 $ de Québec et de la Ville à l'INO

Le maire de Québec, Régis Labeaume, et le... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

Le maire de Québec, Régis Labeaume, et le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, ont assisté mardi à une courte démonstration du fonctionnement de la machine développée par la compagnie RaySecur, lancée par Éric Giroux (au centre).

Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Entrepreneurs un jour, entrepreneurs toujours! Après avoir fondé chacun leur compagnie à Québec, Éric Bergeron et Dragan Tubic sont de retour à la case départ. Leur objectif : mettre en orbite les entreprises FlyScan et Umanx.

Pour y parvenir, la Ville de Québec et le gouvernement provincial ont annoncé mardi matin un appui financier de 400 000 $ pour les deux compagnies en démarrage. Ce montant provient du programme Entrepreneur en résidence de l'Institut national d'optique (INO), financé en partie par la Stratégie de développement économique de la Ville.

Éric Bergeron n'en est pas à ses premiers pas dans le domaine des affaires. L'entrepreneur est notamment le grand manitou derrière la création de la compagnie OptoSecurity, une firme essaimée de l'INO qui se spécialise dans les systèmes de sécurité pour les aéroports.

Depuis l'été dernier, M. Bergeron a toutefois délaissé OptoSecurity pour se concentrer à plein temps au bon développement de FlyScan. Cette entreprise travaille actuellement sur une technologie qui permettra aux opérateurs de pipelines de détecter à distance de petites fuites de pétrole dans les oléoducs. Le système pourra être installé sous un hélicoptère ou un drone.

«La première version du produit va être avec un hélicoptère. Actuellement, la réglementation fédérale, ici comme aux États-Unis, oblige [les compagnies] à survoler les pipelines aux deux semaines pour une inspection visuelle. Ce que je vais faire, c'est accrocher mon laser sous leur appareil. Les systèmes actuels de détection ne sont pas suffisamment sensibles pour détecter de petites fuites», explique M. Bergeron, qui espère mettre son produit sur le marché vers la fin de l'année 2016. Et déjà, de potentiels clients cognent à la porte. «Je suis en pourparler avec des opérateurs de pipelines au Texas», dit-il.

La technologie développée par FlyScan permettra à des compagnies comme TransCanada de surveiller l'étanchéité de leurs pipelines enfouis sous terre, ainsi que ceux traversant des cours d'eau. «Notre laser va permettre de détecter une fuite équivalente à un baril de pétrole par jour, ce qui veut dire 100 ml à la minute», précise M. Bergeron, ajoutant que son expérience chez OptoSecurity lui est grandement salutaire dans cette nouvelle aventure. «La différence, c'est que j'ai fait de l'apprentissage dans la première compagnie, beaucoup d'erreurs que je ne referai pas cette fois-ci», conclut l'homme d'affaires.

Robots intelligents

Quant à M. Tubic - cofondateur de la société Creaform -, son nouveau terrain de jeu est l'entreprise Umanx. Cette dernière cherche à développer des robots intelligents dont la première application sera d'améliorer les systèmes d'alarme conventionnels et les services connexes. Et le potentiel de développement de la technologie «est immense», se réjouit celui qui a choisi le Canada comme terre d'accueil, il y a de ça 19 ans.

«Ça va être un petit robot mobile autonome qui va être capable d'accomplir certaines tâches sans supervision humaine. En plus de servir de système d'alarme, il va pouvoir notamment détecter les personnes qui perdent conscience. Cela va indiquer leur position au premier répondant. Il y a une infinité d'applications possibles», souligne-t-il.

M. Tubic souhaite commercialiser son produit en 2017, pour moins de 600 $.

Originaire de l'ex-Yougoslavie, l'homme d'affaires est venu s'établir au Québec à 26 ans, en compagnie de sa femme, pour fuir la guerre. Il a par la suite étudié à l'Université Laval.

Selon l'entrepreneur, le marché de la robotique est la nouvelle révolution industrielle. «Et nous avons choisi le marché de la sécurité et prévention, car il vaut actuellement 150 milliards $US. Notre objectif est de devenir le leader. Nous avons de bonnes chances de réussir, car notre technologie est supérieure à ce qui se fait aujourd'hui», conclut-il.

Le travail des deux entrepreneurs consiste à développer un modèle d'affaires et la commercialisation d'un produit à partir d'une application expérimentale développée à l'INO.

Détecter les substances dangereuses

Éric Giroux a été le premier entrepreneur en 2014 à avoir bénéficié du programme en résidence de l'Institut national d'optique. Son chef-d'oeuvre : la compagnie RaySecur, qui commercialise un produit utilisant une technologie optique pour détecter les lettres contenant des poudres et des liquides dangereux.

«On est sur le bord d'avoir nos premières commandes. Dans quelques semaines», affirme l'entrepreneur. Il lui a fallu un an pour développer son produit. Il espère voir un jour sa technologie dans tous les parlements, les bureaux gouvernementaux et les aéroports du monde.

«La machine qu'on remplace, la plus petite, elle pèse 750 livres. La nôtre est de 40 livres», conclut-il, fièrement.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, et le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, ont d'ailleurs assisté mardi à une courte démonstration du fonctionnement de la machine développée par la compagnie RaySecur.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer