Prix des loyers: la hausse la plus basse depuis 2002

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Selon les estimations de la Régie du logement, un quatre et demi à 788 $ par mois (loyer moyen en 2015 dans la région de la Capitale-Nationale) chauffé à l'électricité augmenterait de 5,50 $.

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(Québec) La Régie du logement a publié vendredi ses estimations d'augmentation des loyers. Pour les logements non chauffés, la hausse estimée de 0,4 % serait la plus basse depuis 2002. Ceux chauffés à l'électricité augmenteraient, quant à eux, de 0,7 %.

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Selon ces estimations, un quatre et demi à 788 $ par mois (loyer moyen en 2015 dans la région de la Capitale-Nationale) chauffé à l'électricité augmenterait de 5,50 $.

Bonne nouvelle pour les locataires? Pas si vite, prévient Denis Miron, porte-parole de la Régie du logement. «Ça ne tient pas compte de la spécificité particulière de chaque logement. On ne peut pas les appliquer unilatéralement à tout le monde», précise-t-il. «Les taxes varient d'une municipalité à l'autre, parfois de façon significative. De même, si un propriétaire refait la toiture et l'autre non, l'augmentation ne sera pas la même.»

«Le problème avec les avis de la Régie, c'est que c'est facultatif. Si les chiffres qu'on voit étaient les augmentations réelles, on serait bien contents», note Jonathan Carmichaël, organisateur communautaire au Bureau d'animation et d'information sur le logement (BAIL) du Québec métropolitain, précisant qu'il faut ajouter quelques dollars à la hausse prévue selon le pourcentage de la Régie. «Ce qui est embêtant, c'est que les variations de taxes ne sont pas encore sorties.»

Pour cette raison, il suggère aux locataires de patienter avant de répondre à leur avis d'augmentation de loyer. Les estimations de la Régie peuvent toutefois servir d'outils. Si la hausse demandée par le propriétaire est significativement plus élevée que celle suggérée par la Régie, il y a lieu de s'interroger, prévient-il. Pour les locataires qui chauffent au mazout, une hausse même minime peut être exagérée, ajoute-t-il, puisque l'estimation de la Régie prévoit une baisse de 4,2 %. Pour ceux chauffés au gaz, l'augmentation est de 0,2 %.

Pour les locataires et les propriétaires, un outil de calcul de l'augmentation de loyer est accessible sur le site Web de la Régie du logement : rdl.gouv.qc.ca. François Saillant, coordonnateur du Front d'action populaire en réaménagement urbain, suggère de s'adresser à un comité de citoyens ou au BAIL en cas d'interrogation.

Les locataires doivent également s'assurer que le choix de demeurer dans le logement tout en refusant la hausse soit indiqué sur leur avis, prévient M. Saillant. «Il y a trois choix pour le locataire, il n'y en a pas que deux [déménager ou accepter la hausse].»

Estimations critiquées

Du côté des propriétaires, les estimations de la Régie du logement soulèvent de nombreuses critiques. Selon Hans Brouillette de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), les pourcentages émis sèment la confusion. «Les estimations ne reflètent pas la réalité. Les taxes ne sont pas incluses, et ça compte pour à peu près de 15 à 20 % du loyer. C'est considérable.»

«La méthode est périmée, passée date, il faut la changer», affirme Martin A. Messier, président de l'Association des propriétaires du Québec. «C'est encore plus difficile cette année, car les augmentations de loyer arrivent au moment où on a un taux de vacances [inoccupation] élevé, et j'ai une valeur des immeubles en croissance partout au Québec.»

«Les taux émis par la Régie sont trompeurs. On trompe les locataires qui s'attendent à des augmentations de loyer irréalistes et ça pose problème aux propriétaires lorsqu'ils remettent les avis», explique M. Brouillette de la CORPIQ.

«L'information est claire. Il n'y a pas de mauvaises ou de fausses informations qui est donnée», se défend Denis Miron, de la Régie du logement, ajoutant que l'estimation de la Régie est une ouverture à la négociation plutôt qu'une valeur empirique.

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