Québec offre 68 millions $ pour les infrastructures de Cliffs à Sept-Îles

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Dans un communiqué, l'État québécois a annoncé avoir franchi «une nouvelle étape» vers l'acquisition des actifs du géant américain, au coeur d'une restructuration légale depuis plus d'un an, en déposant son offre d'achat à la Cour du Québec.

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<p>Fanny Lévesque</p>
Fanny Lévesque

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Le Soleil

(Sept-Îles) Québec délie les cordons de sa bourse et dépose une offre d'achat de 68 millions $ pour mettre la main sur les actifs de Cliffs Natural Resources sur la Pointe-Noire de Sept-Îles, un secteur névralgique pour tout le déploiement du Plan Nord.

L'État québécois a précisé ses intentions vendredi, en publiant un communiqué de presse, annonçant le dépôt, par Investissement Québec, des documents juridiques visant l'acquisition des infrastructures du géant américain, qui s'est placé sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers, il y a un an.

La transaction, qui doit être approuvée par la Cour supérieure, implique l'achat des biens de la minière à Sept-Îles, des installations portuaires et ferroviaires, d'une usine de bouletage et d'immenses terrains industriels. Par l'entremise de la Société du Plan Nord, Québec entend créer une société en commandite et rendre les actifs publics.

C'est que les propriétés de Cliffs installées à l'entrée de la Pointe-Noire enclavent tout le reste de ce secteur stratégique pour les expéditions, qui donne sur la baie de Sept-Îles. Le Port de Sept-Îles a livré en octobre un nouveau quai multiusager construit au coût de 220 millions $, destiné aux futurs joueurs miniers, qui ont payé la moitié de la facture.

Sauf que l'accès à l'infrastructure maritime est compromis par la présence de Cliffs, qui possède le seul chemin de fer atteignant le quai. Québec s'était d'ailleurs mêlé de la question, avant même que Cliffs ne mette fin à ses activités, en mandatant le ministre Jacques Daoust de dénouer l'impasse en 2014.

«Ce mandat, qui m'a été donné par le premier ministre, représente un véritable levier pour la réussite du Plan Nord», a affirmé le ministre Daoust. «Pour nous, cette acquisition serait synonyme d'un avenir prospère pour les entreprises minières québécoises, notamment celles de la fosse du Labrador», lit-on dans le communiqué.

De la musique aux oreilles du milieu économique de Sept-Îles, qui entrevoit avec cette transaction une kyrielle d'opportunités de développement. «C'est une société qui achète ça, dans le but de propulser l'économie dans le cadre du Plan Nord», s'est réjoui le président de Développement économique Sept-Îles, Luc Dion.

«C'est une société qui va être vouée au développement économique, qui va accommoder les minières ou n'importe quelles autres compagnies, comme Mine Arnaud», a-t-il ajouté. Mine Arnaud, dont l'actionnaire principal est Investissement Québec, mire l'exploitation d'une mine d'apatite à Sept-Îles. La production doit aussi être expédiée via Pointe-Noire.

Selon lui, d'autres promoteurs miniers pourraient bénéficier des actifs de Québec, qui leur permettrait de faire des gains intéressants dans le contexte difficile du marché. «C'est plus qu'une acquisition, c'est un investissement», a affirmé M. Dion. L'offre de Québec sera entendue devant la Cour supérieure, le 1er février à Montréal.

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