Le plongeon du pétrole nous coûtera 1500 $ chacun, selon Desjardins

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Le prix du pétrole, qui était de 29,53 $ le baril jeudi, devrait reprendre du galon en deuxième moitié d'année 2016.

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(Québec) Le plongeon du cours du pétrole aura un impact financier de 1500 $ pour chaque Canadien. C'est ce qu'a déclaré le vice-président et économiste en chef du Mouvement Desjardins François Dupuis, jeudi, lors du dîner-conférence Prévisions économiques 2016 organisé par le Cercle finance du Québec.

«C'est des chiffres qui viennent de la Banque du Canada. Par rapport au sommet, lorsque nous avions un pétrole à 100 $ et plus, nous avions beaucoup de revenus qui rentraient au Canada», affirme François Dupuis. «Alors, le fait que le pétrole [West Texas Intermediate ou WTI] ait perdu 75 % de sa valeur, cela équivaut globalement à une baisse de revenu pour l'économie canadienne d'environ 50 milliards $. Si on divise ça par le nombre de Canadiens, cela représente environ 1500 $ par Canadien», ajoute-t-il.

M. Dupuis précise que cela ne se verra pas directement dans le portefeuille de chaque citoyen. «On va le voir indirectement. Lorsque vous allez acheter des biens par exemple à l'étranger. Il n'y aura pas une ponction de 1500 $ dans vos poches, mais si vous achetez des fruits ou légumes ou d'autres choses, vous allez le ressentir.»

Quant à l'avenir du pétrole, son prix, qui était de 29,53 $ le baril jeudi, devrait reprendre du galon en deuxième moitié d'année 2016.

«Il va rester faible au cours des prochains mois. Il pourrait même encore baisser à des niveaux très faibles, à 25 $, voire 20 $», prévient-il. «Après ça, beaucoup de joueurs vont arrêter de produire, parce qu'ils vont produire à la perte. Malheureusement, cela signifie moins d'investissement et des mises à pied. Toutefois, par la suite, le prix du pétrole devrait reprendre graduellement. [...] Ce n'est toutefois pas impossible que la crise s'amplifie et perdure.»

Et la fermeture des valves pour certaines compagnies canadiennes aura aussi un effet sur l'économie. «Déjà, on voit des retombées dans le secteur pétrolier. Il pourrait y avoir des diffusions dans d'autres secteurs, car ces gens-là achètent de l'équipement», stipule M. Dupuis, ajoutant que le Canada a beaucoup misé au cours des dernières années sur l'industrie pétrolière. «Maintenant, on en subit un peu les contrecoups. Il faut que les autres secteurs prennent le relais, mais cela ne se fait pas du jour au lendemain», estime-t-il.

Bilan 2015

Pour l'année 2015, la province n'a pas été marquée que par des facteurs négatifs. Le bilan de l'emploi a notamment été positif avec la création de 48 300 postes par rapport à une diminution de 9600 en 2014.

«La confiance des ménages a aussi remonté un peu, et l'activité du secteur résidentiel est en ajustement, mais reprend du mieux», affirme M. Dupuis, ajoutant toutefois en contrepartie que les ventes au détail manquent de vigueur, la confiance des PME s'est encore affaiblie, et la remontée des investissements des entreprises ne s'est pas confirmée alors que les exportations internationales plafonnent. «Il y a encore beaucoup de chemin à faire. Une croissance du PIB à 2 % et plus... C'est à oublier...» conclut-il.

Près de 500 personnes ont participé au dîner-conférence.

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