Des dirigeants formés pour désarmer un assaillant

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Luzana Rada, présidente de Global Tourisme, se fait montrer des techniques de défense par l'ancien marine Sam Rosenberg ancien, qui a déjà été aussi garde du corps du premier ministre israélien Benjamin Nathanayou.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Prise d'otage, enlèvement, attaque à main armée. Une dizaine de présidents-directeurs généraux et hauts dirigeants d'entreprises de Québec ont reçu une formation mercredi sur les tactiques à utiliser pour se défendre contre un assaillant.

Le groupe TEC Canada, qui a organisé les conférences, puisque d'autres auront lieu jeudi et vendredi, a invité en exclusivité Le Soleil à prendre part à l'une des formations. D'entrée de jeu, le conférencier se présente, Sam Rosenberg, fondateur de la compagnie INPAX, une agence de sécurité basée à Pittsburgh, qui offre aussi de la formation. Ancien militaire américain, M. Rosenberg possède une feuille de route bien garnie. 

Diplômé de l'Université de Pittsburgh en 1994 et passionné de lutte, il passe les trois années suivantes de sa vie à servir son pays. En 1996, il se lance dans le monde de la sécurité et peaufine ses tactiques défensives et sa maîtrise des arts martiaux. En 2003, il fonde finalement la compagnie INPAX, qui compte aujourd'hui une quinzaine d'employés à temps plein et une quarantaine d'occasionnelle. 

Depuis, M. Rosenberg a notamment épaulé l'acteur Tom Cruise, le milliardaire Warren Buffett et le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Il est consultant pour plusieurs compagnies se retrouvant dans le Fortune 500, notamment H.J. Heinz.  Il donne aussi une quarantaine de formations annuellement à travers le monde.

Mercredi, c'était au tour de pdg de Québec et de hauts dirigeants d'entreprise de recevoir une courte formation en sécurité. Comment réagir face à une arme à feu devant soi? Que faire lorsqu'on pense être suivi? Comment lire le non-verbal d'une personne, comment prévenir une situation dangereuse... 

«Cela se passe en une demi-seconde. Il faut savoir contrôler son cerveau et bien maîtriser son rythme cardiaque», conseille M. Rosenberg, qui visite la capitale pour une première fois. «Et il faut savoir suivre son instinct», ajoute-t-il.

Durant sa conférence, M. Rosenberg a demandé aux personnes présentes dans le local de l'Université Laval de s'exercer à certaines techniques de défense entre eux, notamment comment désarmer une personne et l'assommer.

Les hauts dirigeants d'entreprise sont souvent «plus exposé... (Le Soleil, Caroline Grégoire) - image 2.0

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Les hauts dirigeants d'entreprise sont souvent «plus exposé au risque», estime Sam Rosenberg, fondateur de la compagnie INPAX, une agence de sécurité basée à Pittsburgh.

Le Soleil, Caroline Grégoire

Rien de banal

Pour les hauts dirigeants d'entreprise, qui sont souvent «plus exposé au risque», comme le stipule M. Rosenberg, cette formation qui a duré trois heures et demie n'a rien de banal. 

«C'est certain qu'on va se servir de la conférence pour voir si nos méthodes sont correctes», affirme Luzana Rada, présidente de Global Tourisme, une entreprise qui reçoit des gens venant de l'Amérique latine et de l'Europe au Canada et dans l'est des États-Unis, et qui envoie aussi des groupes de jeunes partout à travers le monde.

Lorsqu'on pense à l'attentat de Paris cet automne ou à celui, dernièrement, au Burkina Faso, qui a fait 29 victimes, les formations en sécurité sont importantes, estime Mme Rada. «Pour nous, la sécurité, c'est essentiel. Considérant tout de qui s'est passé, c'est quelque chose que nous n'avons pas le choix de mettre de l'avant. Non pas pour se faire des peurs, car voyager, ça reste quelque chose d'intrinsèque à tout le monde. Mais je pense qu'il est important quelque part d'être capable de prévoir et de comprendre comment cela peut se passer et de voir des façons de faire pour réagir», ajoute-t-elle. «Je pense que de recevoir une conférence comme celle-là, de la comprendre et d'aller réviser l'ensemble des processus que nous avons, c'est essentiel. Pas pour installer la panique, mais plutôt pour dire que nous sommes responsables.»

Directeur de produits chez Feldan Bio - une société de biotechnologie -, Vincent Ménard est aussi d'avis qu'il est important d'avoir des formations sur la sécurité. «C'est une sécurité lorsqu'on voyage un peu plus. Une formation comme aujourd'hui, c'est certain que je vais en discuter avec mes collègues qui voyagent aussi. C'est très formateur», affirme-t-il.

Pour Yves Carbonneau, pdg chez Roski, un manufacturier de pièces en composites, la sécurité est une priorité. L'homme d'affaires a d'ailleurs déjà été abordé par des gens lors d'un voyage en Chine, qui se sont montrés plutôt insistants. 

«Je visitais la Cité interdite. Des gens m'ont abordé et m'ont demandé d'où je venais. J'ai dit : "Le Canada." Ils m'ont alors dit qu'ils avaient des étudiants qui font des peintures et qui allaient présenter leur oeuvre à Vancouver. Ils m'ont demandé de les suivre pour leur donner mon appréciation. Nous étions quatre personnes. Plus on avançait, plus on s'éloignait de la zone de la Cité interdite. À un certain moment, je me suis dit que cela n'a pas de bon sens. Et là, ils ont insisté», raconte M. Carbonneau, qui a dû dire non à plusieurs reprises. «Il faut suivre son intuition.»

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