Des emplois offerts à des réfugiés

Au centre, les propriétaires de Tout Prêt, Jean-Patrice... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Au centre, les propriétaires de Tout Prêt, Jean-Patrice Fournier, Martin Gagné et Cindy Tremblay, parmi quelques-uns de leurs employés, dont plusieurs sont issus de l'immigration.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Dans la région de la Capitale-Nationale, 21 entreprises ont déjà répondu à l'appel pressant du gouvernement du Québec et des grandes associations patronales afin qu'elles accueillent dans leurs rangs des réfugiés en provenance de la Syrie ou d'ailleurs.

Dans l'ensemble du Québec, 128 ont levé la main et contacté les fonctionnaires d'Emploi-Québec, par l'entremise de la ligne téléphonique 1 877 644-4545, pour faire connaître les postes disponibles pour les personnes réfugiées au sein de leur organisation.

Rappelons que le 8 décembre, les ministres Sam Hamad (Travail, Emploi et Solidarité sociale) et Kathleen Weil (Immigration, Diversité et Inclusion) lançaient un appel à la mobilisation des entreprises pour qu'elles participent à l'intégration en emploi des personnes réfugiées qui s'établiront au Québec prochainement.

Accompagnés par les dirigeants des plus importantes organisations patronales, ils invitaient notamment les entreprises à offrir une première expérience de travail aux réfugiés syriens.

Ils avaient profité de l'occasion pour rappeler aux employeurs l'existence du Programme d'aide à l'intégration des immigrants et des minorités visibles en emploi (PRIIME) par lequel l'État subventionne leurs salaires jusqu'à la hauteur de 15 000 $ par année.

La directrice générale par intérim de la direction régionale de la Capitale-Nationale d'Emploi-Québec, Louise Bilodeau, se montre satisfaite, jusqu'à présent, des résultats obtenus par l'appel à tous lancé par les ministres Hamad et Weil. Vingt et une entreprises sur les quelque 20 000 qui ont pignon sur rue dans la région, ça peut paraître bien peu.

«Pour moi, 21 entreprises inscrites dans la région de la Capitale-Nationale, c'est bon. C'est une autre démonstration de l'état actuel du marché régional de l'emploi marqué par un faible taux de chômage et par la difficulté pour les entreprises de recruter de la main-d'oeuvre.

Toutes les entreprises inscrites ont été rencontrées par nos conseillers dans les heures qui ont suivi leur appel afin de connaître leurs besoins et pour déterminer l'urgence à pourvoir les postes disponibles», signale Mme Bilodeau en indiquant qu'au fur et à mesure que les réfugiés syriens arriveront dans la région de Québec, d'autres entreprises manifesteront leur désir de leur accorder un premier emploi.

«L'annonce des ministres Hamad et Weil a été faite au début du mois de décembre. Ensuite, il y a eu la période des Fêtes», signale celle qui croit que d'autres employeurs lèveront la main dans les prochaines semaines.

Tout Prêt

Accueillir des réfugiés, ça ne ressemble pas beaucoup à une mission de recrutement à l'étranger au cours de laquelle les employeurs cherchent à attirer des travailleurs qui correspondent aux profils recherchés.

«On ne connaît rien des réfugiés qui s'installent chez nous. Ils arrivent chez nous, nous les accueillons. Peu importe leur formation, leurs expériences de travail», souligne Louise Bilodeau. «Et ils ne sont pas tous prêts à intégrer le marché du travail au moment de leur arrivée. Ils doivent se refaire une santé. Apprendre le français. L'emploi, ce n'est pas toujours la priorité.»

Entreprise de Québec spécialisée dans la transformation de fruits et légumes frais pour les restaurants, les hôpitaux, les résidences pour personnes âgées et les centres de la petite enfance, Tout Prêt a été l'une des premières à composer le 1 877 644-4545.

«Nous venons d'investir 1 million $ pour aménager une nouvelle usine de transformation de salade et nous aurons bientôt besoin de main-d'oeuvre», explique au Soleil l'un des propriétaires de Tout Prêt, Jean-Patrice Fournier.

Dans cette PME, la majorité des 25 employés sont des immigrants. Il y a des Africains et des Bosniaques, principalement. Parmi eux, plusieurs réfugiés qui sont arrivés à Québec sans formation et sans aucune connaissance de la langue française. «Ils ont en moyenne 45 ans. Ils sont bons. Ils sont assidus», explique l'employeur.

«Nous ne faisons aucune discrimination. L'important, pour nous, est que les gens veulent travailler, et ce, peu importe d'où ils proviennent sur la planète», insiste M. Fournier. «À partir de là, nous faisons tout en notre possible pour les aider à s'intégrer à la société québécoise et à apprendre le français.»

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