Perspectives économiques régionales: confiance requinquée

Le «nuage gris» de l'austérité qui avait menacé... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le «nuage gris» de l'austérité qui avait menacé l'optimisme des chefs d'entreprise jusqu'en 2015 semble se dissiper. Selon un sondage, les patrons voient 2016 en rose.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) La situation économique mondiale sème des inquiétudes chez les patrons d'entreprise de la région de Québec. La chute du dollar canadien les préoccupe également. Il n'en demeure pas moins qu'ils affichent un optimisme quasi inébranlable en ce début d'année. Leur optimisme, dans les faits, n'a jamais été aussi «intense» depuis 2012.

Comme ils le font depuis maintenant six ans, Québec International, la Chambre de commerce et d'industrie de Québec et la Chambre de commerce de Lévis ont dévoilé, vendredi, l'indice de confiance des dirigeants d'entreprise de la grande région de Québec sur les perspectives économiques 2016 pour leur entreprise et leur région.

Le coup de sonde réalisé par Léger auprès de 268 dirigeants d'entreprise entre le 23 novembre et le 7 décembre regorge d'indicateurs illustrant que les patrons voient 2016 en rose.

En voici cinq.

68 % des dirigeants se disent optimistes pour leur secteur d'activité en 2016.

81 % des patrons s'attendent à une augmentation de leurs ventes.

68 % des dirigeants affirment que leur carnet de commandes est aussi bien, sinon mieux garni qu'à pareille date en 2015.

64 % des patrons prévoient faire des embauches.

72 % des dirigeants annoncent qu'ils investiront dans leur entreprise en 2016.

Des données qui parlent d'elles-mêmes.

Et qui montrent, surtout, une «remontée» de l'indice de confiance chez les patrons par rapport aux années précédentes.

«Depuis 2012 et jusqu'en 2015, les résultats révélaient une baisse d'optimisme de la part des dirigeants à l'égard des perspectives économiques de la région», fait remarquer Caroline Roy, vice-

présidente à la recherche chez Léger. Comparativement à l'an dernier, l'indice de confiance passe de 60,9 à 65,5.

Le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Québec, Alain Aubut, a signalé que le «nuage gris» de l'austérité qui n'annonçait rien de joyeux sur le plan économique en 2015 et qui, par conséquent, avait sapé un brin l'optimisme des gens d'affaires semble avoir disparu du décor un an plus tard.

Par ailleurs, les résultats du sondage montrent que l'inquiétude des dirigeants vis-à-vis la situation économique mondiale a subi une hausse statistiquement significative de neuf points de pourcentage par rapport à 2015.

Aussi, la valeur du huard préoccupe significativement plus les dirigeants en 2016 qu'elle ne les inquiétait en 2015.

La gestion des finances publiques constituait un enjeu prioritaire en 2015. C'est moins le cas en 2016.

À l'inverse, le phénomène de l'attraction et l'intégration des immigrants occupent une place de plus en plus importante dans les préoccupations des boss.

Le recrutement de la main-d'oeuvre continue d'être un boulet pour les entreprises. La disponibilité de bras et de cerveaux est d'ailleurs le premier des enjeux relevés par les patrons pour 2016.

Deux chiffres à retenir.

86 % des dirigeants éprouvent souvent ou à l'occasion de la difficulté à recruter de la main-d'oeuvre.

49 % des patrons disent que cette difficulté entrave la croissance de leur entreprise.

Les employeurs recherchent à la fois des travailleurs spécialisés et non spécialisés.

Toutes les raisons d'être optimistes!

Pour le président-directeur général de Québec International, Carl Viel, les dirigeants d'entreprise de la région de Québec ne vivent pas sur une autre planète.

Ils ont toutes les raisons du monde, à son avis, pour afficher un optimisme quasi débordant malgré une conjoncture économique incertaine tant au Canada qu'ailleurs dans le monde.

Tous les espoirs sont permis pour la région de Québec en 2016 qui fait la preuve, année après année, que la diversification de son économie lui permettait de briller parmi les régions les plus performantes au pays.

Expansion

«Selon nos prévisions, notre économie va poursuivre, en 2016, son expansion pour une 20e année consécutive. Aucune région métropolitaine de recensement (RMR) au Canada n'a connu une telle expansion», a-t-il fait valoir en précisant que le taux de croissance prévu en 2016 devrait s'établir aux alentours de 2 %.

«Nos entreprises exportatrices - elles sont d'ailleurs plus nombreuses qu'auparavant - continueront de profiter de la reprise économique aux États-Unis et de la baisse du dollar canadien.»

Au troisième trimestre de 2015, la région de Québec a enregistré un PIB réel de 34,9 milliards $, soit une hausse de 1,7 % par rapport au même trimestre en 2014.

Et le taux de chômage, lui, affichait 4,7 % en décembre, le plus bas au pays parmi les huit grandes régions métropolitaines canadiennes.

Par ailleurs, Carl Viel ne peut passer sous silence les investissements étrangers totalisant plus de 500 millions $ qui ont été annoncés en 2015, notamment par Medicago, Larian Studios, OVH Technologies, Thales, Microsoft, Olympus et Gearbox.

Les cinq principales inquiétudes économiques des dirigeants d'entreprise de la région de Québec pour 2016

1. Le carnet de commandes

2. Le recrutement et la rétention de la main-d'oeuvre

3. La situation économique mondiale

4. Les coûts d'exploitation

5. La portée et la complexité de la réglementation

Les cinq principaux enjeux économiques en 2016 pour les dirigeants d'entreprise de la région de Québec

1. La disponibilité de la main-d'oeuvre

2. La création d'emplois et la croissance économique

3. La gestion des finances publiques

4. L'attraction et l'intégration des immigrants

5. La fluidité des transports et du transport en commun

Ce qu'ils ont dit

«Quand on constate que pour 49 % des entreprises qui éprouvent des difficultés à recruter, le manque de main-d'oeuvre est un frein à la croissance de leur organisation, le signal est assez fort pour que l'enjeu de la disponibilité des travailleurs devienne prioritaire pour tous les intervenants socioéconomiques de la grande région de Québec.» - Karine Laflamme, présidente de la Chambre de commerce de Lévis

«Pour répondre à l'enjeu de la disponibilité de la main-d'oeuvre, il faut augmenter le nombre de stages en entreprise et améliorer l'adéquation entre les besoins des entreprises et l'offre de formation.» - Alain Aubut, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Québec

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