Un bilan boursier régional plutôt acceptable en 2015

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L'IBR a entamé l'année à 2798,94 points pour la terminer à 2820,03, soit un rendement de 0,75 %.

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(Québec) Alors que le marché boursier canadien a payé le prix en 2015 pour la chute marquée des cours du pétrole, l'Indice boursier régional (IBR) Québec-Chaudière-Appalaches s'en est tiré pas trop mal.

L'IBR a entamé l'année à 2798,94 points pour la terminer à 2820,03, soit un rendement de 0,75 %. 

De plus, il a généré une distribution de 3,33 % grâce à Cominar, au Groupe Canam et à l'Industrielle Alliance.

Au cours des 12 derniers mois, les 20 sociétés publiques qui composent l'IBR ont donc généré un rendement total de 4,08 %.

À titre comparatif, l'indice phare de la Bourse de Toronto - le S&P/TSX composite - a affiché un rendement négatif d'un peu plus de 8 %.

«Dans un contexte plutôt ordinaire, 2015 a été, somme toute, une bonne année pour l'IBR», expliquent Daniel Allard et Frédérick Tremblay, les deux hommes derrière cet indicateur qui permet d'évaluer la performance des entreprises de la région de Québec qui sont cotées à la Bourse de Toronto.

Créé en 2000, l'IBR est calculé à partir du rendement des 20 plus importantes sociétés publiques de la région.

Cinq d'entre elles - Industrielle Alliance, Cominar, Groupe Canam, EXFO et AEterna Zentaris - constituaient en 2015 pas moins de 92 % du poids de l'IBR. À elle seule, l'Industrielle Alliance compte pour près de la moitié de l'indice.

Or en 2015, ce poids lourd a affiché un rendement ni bon ni mauvais. Au 31 décembre 2014, son action valait 44,43 $. Elle passait à 44,13 $ un an plus tard. Une petite régression de 0,68 %.

Pour sa part, le titre du Groupe Canam a enregistré un rendement de 22,5 %, sa valeur passant de 11,33 $ à 13,89 $. «Avec quatre excellents trimestres au cours

desquels les bénéfices et les revenus ont été au rendez-vous, l'entreprse beauceronne a réussi à déjouer les prévisions des analystes», fait remarquer Frédérick Tremblay.

Dans le cas de Cominar, l'augmentation du taux d'inoccupation dans ses propriétés qui a affecté ses revenus au cours des deux derniers trimestres s'est fait sentir. Le prix de son action a chuté de 20,9 %, passant de 18,61 $ à 14,71 $.

Du côté d'EXFO, la valeur de l'action a connu un recul de 5,6 %.

Ce fut une sorte d'annus horribilis pour AEterna Zentaris à la Bourse en 2015. La valeur de son action a dégringolé de 91 %.

L'année 2015 n'a pas été un jardin de roses non plus pour les minières et les pétrolières.

Ressources Monarques (- 45 %), Ressources Robex (- 27 %), Ressources Komet (- 18 %), Junex

(- 18 %) et Petrolia (- 9 %), entre autres, ont enregistré des reculs.

L'exception : Nemaska Lithium dont le projet d'extraction et de transformation du lithium pour la fabrication de batteries a fait un pas de géant en 2015 à la suite d'une entente intervenue avec un fabricant de cathodes.

Voilà AlliancePharma!

Le titre de l'entreprise régionale qui a le mieux performé à la Bourse de Toronto en 2015 revient à AlliancePharma.

De 10 ¢ au 31 décembre 2014, la valeur de son action atteignait 50 ¢ à la fermeture des marchés le

31 décembre 2015. Une poussée de 400 %.

Jadis une entreprise privée, AlliancePharma est devenue une société publique en 2015 à la suite de l'acquisition de l'un de ses concurrents, Elitis Pharma.

Ayant pignon sur rue à Thetford Mines, la compagnie présidée par Marc Lemieux est une société de placement dans le domaine pharmaceutique. Elle offre des services de remplacement de pharmaciens et d'assistants techniques en pharmacie.

AlliancePharma voit grand et compte réaliser des acquisitions au cours des prochains mois pour devenir un joueur-clé dans l'industrie des services de santé à l'échelle internationale.

D'une porte, AlliancePharma faisait son entrée à la Bourse de Toronto en 2015, d'une autre, Mines Virginia, Manac et Wanted Technologies en sortaient.

Mines Virgina a été achetée par Osisko. Le fabricant de semi-remorques Manac a été privatisé et appartient maintenant, en partie, à la famille Dutil. Wanted Technologies est passée entre les mains de la multinationale CEB.

Alors que le marché boursier canadien a payé le prix... (Infographie, Le Soleil) - image 2.0

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Infographie, Le Soleil

À cette liste, il faut ajouter AEterna Zentaris. Le déménagement de son siège social aux États-Unis fait en sorte que l'entreprise fondée par les frères Éric et Luc Dupont n'apparaîtra plus à l'IBR.

De 52 entreprises à 25

Faut-il s'inquiéter de cette nouvelle réduction du nombre d'entreprises régionales inscrites à la Bourse de Toronto? Elles ont déjà été 49. Elles ne sont plus que 25.

Daniel Allard et Frédérick Tremblay reconnaissent que les entreprises québécoises utilisent de moins en moins l'outil financier que constitue la Bourse pour se financer. Trop lourd, selon les uns. Trop coûteux, selon les autres.

«Ouvrir son kimono tous les trois mois pour rendre des comptes aux actionnaires et aux analystes financiers, ce n'est pas la tasse de thé de tous les entrepreneurs qui vont préférer utiliser d'autres outils pour financer le démarrage ou l'expansion de leur entreprise», explique Frédérick Tremblay.

«Les entreprises ne cessent pas nécessairement leurs activités lorsqu'elles sont vendues ou privatisées», prend soin de préciser Daniel Allard en citant les cas de Mines Virgina, de Manac et de Wanted Technologies qui ne sont plus à la Bourse, mais qui continuent de créer de la richesse dans la région de Québec.

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