Wall Street dégringole, démoralisée par le pétrole

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Les rachats d'actions ont contribué pour 21 % à la hausse des capitalisations des entreprises en Bourse depuis 2009, estime S&P Dow Jones.

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Agence France-Presse
New York

La Bourse de New York a lourdement rechuté mercredi, le pessimisme ayant submergé les investisseurs après la confirmation des déséquilibres du marché pétrolier: le Dow Jones a perdu 2,21% et le NASDAQ 3,41%.

Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a abandonné 364,81 points à 16 151,41 points et le NASDAQ, à dominante technologique, 159,85 points à 4526,06 points.

Très surveillé par les investisseurs, l'indice élargi S&P 500 a reculé de 2,50%, soit 48,40 points, à 1890,28 points.

Les indices sont ainsi retombés en phase de correction par rapport aux plus hauts de 2015, représentant une chute de plus de 10%. Le Nasdaq n'a plus qu'une avance d'une vingtaine de points d'avance par rapport à la précédente correction du mois d'août.

Le premier rebond de l'année enregistré la veille, et qui avait semblé se confirmer à l'ouverture grâce notamment à la stabilisation de la plupart des Bourses asiatiques et européennes, s'est rapidement inversé. Les investisseurs ont minimisé les bonnes nouvelles relatives représentées par des chiffres moins mauvais que prévu du commerce extérieur chinois, ou l'absence de nouvelle dévaluation du yuan.

«Les investisseurs ne croient pas que nous ayons atteint un plancher et cela continuera tant que le [marché du] pétrole ne fera pas preuve de vigueur», a expliqué Michael James, chez Wedbush Securities.

Les indices ont abandonné leurs gains lorsque le ministère américain de l'Énergie (DoE) a annoncé que durant la semaine dernière non seulement les stocks de brut avaient augmenté, mais également ceux d'essence et de produits distillés, pour la deuxième semaine de suite et de façon très marquée, signalant une demande en panne face à une offre surabondante.

Ces chiffres décevants n'ont pas empêché le cours du baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en février pétrole de se stabiliser à New York, mais ils ont démoralisé les investisseurs en actions, inquiets des implications du marasme pétrolier.

Pour Art Hogan, chez Wunderlich Securities, l'inquiétude est que la chute du pétrole déstabilise les marchés financiers, avec d'une part une tendance à négliger tous les actifs risqués, dont les matières premières et les actions, pour privilégier les valeurs refuges, comme les bons du Trésor.

D'autre part, «nous sommes inquiets qu'il puisse y avoir des faillites dans le secteur de l'énergie, de l'effet domino», a-t-il ajouté.

De son côté , M. James a noté que le marasme pétrolier pesait sur le moral de tous les investisseurs. «Le pétrole est un déterminant essentiel de la vigueur de l'économie, et tant que nous verrons un marché déséquilibré, ou que la demande ne se reprendra pas, cela aura des implications dépassant largement le complexe énergétique» et qui concerneront la croissance mondiale, a noté M. James.

Titres vedettes attaqués

Signe de la déprime, plusieurs valeurs stars des derniers mois ont été particulièrement attaquées, comme Netflix (-8,59%) et Amazon (-5,84%).

L'assureur MetLife a été l'une des rares valeurs à surnager, avec une hausse de 2,19% à 42,91 dollars après avoir annoncé mardi soir qu'il envisageait de séparer en un groupe distinct l'essentiel de son activité d'assurances au détail aux États-Unis, une façon d'éviter le statut de groupe systémique à ce secteur.

Le constructeur automobile General Motors a gagné juste 0,63% à 30,49 dollars, salué pour sa promesse d'un bénéfice plus élevé que prévu en 2016 et de rachats d'actions à hauteur de 4 milliards de dollars.

Son concurrent Ford a en revanche plongé de 5,06% à 12,20 dollars, l'annonce mardi d'une augmentation de dividende ne parvenant pas à faire oublier la déception provoquée par l'annonce de bénéfices «supérieurs ou égaux» à ceux de 2015 cette année.

La compagnie ferroviaire CSX a dégringolé de 5,70% à 22,35 dollars. Elle a annoncé que ses résultats 2016 souffriraient du ralentissement économique mondial, alors que le chiffre d'affaires du quatrième trimestre a déjà pâti du ralentissement des volumes de fret.

Le conglomérat General Electric (GE), qui a annoncé la suppression de 6500 emplois en Europe, dont 765 en France, dans les activités énergie d'Alstom dont il a finalisé le rachat en novembre, a perdu 1,40% à 28,24 dollars.

Le groupe de restauration rapide Yum! Brands a cédé juste 0,12% à 69,03 dollars grâce à l'annonce d'une progression de ses ventes en décembre en Chine, où il est en passe de céder ses activités, la progression des restaurants à base de poulet KFC compensant partiellement le ralentissement de l'activité Pizza Hut.

Le spécialiste des microprocesseurs Qualcomm a perdu 0,90% à 46,10 dollars après avoir annoncé une coentreprise à 3 milliards de dollars avec le japonais TDK pour développer des puces de transmission pour smartphones et autres appareils (drones, voitures, robots, objets divers connectés).

Le marché obligataire a progressé. Le rendement des bons du Trésor à dix ans s'affichait à 2,064% contre 2,108% mardi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,8485% contre 2,888% la veille.

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