Contrat pour les pylônes d'Hydro: la part du lion aux entreprises québécoises

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Le besoin accru en acier de pylônes s'explique par plusieurs petits projets, et surtout un de grande envergure, soit celui de la ligne de 400 kilomètres qui doit relier le Lac-Saint-Jean à Montréal.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

Trois entreprises québécoises ont finalement obtenu la part du lion des contrats octroyés par Hydro-Québec pour de l'acier pour ses pylônes.

Ces entreprises québécoises décrochent ainsi des contrats d'une valeur de 55 millions $ du total des contrats octroyés de 65 millions $.

Hydro-Québec explique que sa façon de procéder, à savoir d'inviter de nouveaux fournisseurs internationaux à participer aux appels de propositions, en les préqualifiant, a permis d'obtenir une diminution des prix.

«La démarche a été intéressante parce que, de un, on a pu obtenir ici de meilleures conditions de marché pour l'ensemble de la clientèle, et de deux, cela démontre que quand même, les entreprises québécoises restent compétitives. Ça, c'est intéressant dans le contexte où Hydro-Québec souhaite faire affaires avec des entreprises québécoises, mais [...] pas à tout prix», a commenté au cours d'une entrevue, vendredi, Serge Abergel, attaché de presse chez Hydro-Québec.

Le premier appel de propositions pour fournir 5000 tonnes d'acier pour pylônes, un contrat de 10 millions $, a été octroyé à une entreprise turque, Mitas.

25 000 tonnes au Québec

Le second appel de propositions pour fournir 25 000 tonnes d'acier pour pylônes, un contrat de 55 millions $, a été octroyé aux trois entreprises québécoises qui se le partageront : Locweld, Fabrimet et Prometek.

Pour ces entreprises québécoises, un tel contrat représente beaucoup. «C'est le contrat le plus important qui a jamais été octroyé par Hydro-Québec à Prometek, par exemple. Et pour ce qui est de Fabrimet, c'est un des plus importants qui a été octroyés», a relevé M. Abergel.

Fait à noter, le critère du plus bas soumissionnaire conforme n'est pas le seul qui a pesé dans la balance pour Hydro-Québec.

«Lorsqu'on évalue un dossier, on ne regarde pas strictement le prix. On regarde par exemple les délais d'approvisionnement, les délais de livraison; on regarde la qualité du produit, le service après-vente. Donc, il y a beaucoup de facteurs qui entrent là-dedans et le prix est un des facteurs», a souligné M. Abergel.

Les critères ont été les mêmes pour tous, incluant les entreprises étrangères, a-t-il assuré. Il n'y a pas eu de passe-droit et Hydro-Québec n'a pas abaissé ses exigences quant à la qualité des matériaux ou la résistance au verglas, aux intempéries.

Dans le cas du contrat pour 5000 tonnes accordé à l'entreprise turque Mitas, c'est «une entreprise avec laquelle on a fait des vérifications; on s'est déplacé sur place avec une équipe d'experts; ces gens-là ont vérifié les installations, vérifié les standards de production, vérifié le code d'éthique de l'entreprise, se sont assurés que ce sont les standards nord-américains auxquels nous sommes habitués ici», a souligné M. Abergel.

Ce besoin accru en acier de pylônes s'explique par plusieurs petits projets et surtout un de grande envergure, soit celui de la ligne de 400 kilomètres qui doit relier le Lac-Saint-Jean à Montréal.

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