Entente avec les employés de l'État: la loi spéciale évitée

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux... (Jacques Boissinot, La Presse Canadienne)

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Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux

Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

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(Québec) L'entente de principe conclue jeudi entre le Conseil du trésor et le front commun intersyndical constitue une victoire à l'arraché pour les deux parties. Elle est vue comme un vrai succès politique au sein du gouvernement Couillard.

Elle est intervenue à l'issue de deux rencontres au sommet totalisant une douzaine d'heures de négociations.

Selon toute vraisemblance, l'entente court sur cinq années et établit qu'à terme l'âge de la retraite des employés de l'État passera de 60 à 61 ans, un palier au-dessous duquel le gouvernement ne voulait pas aller. Dans les dernières heures, les syndicats ont obtenu que le Conseil du trésor bonifie le cadre de 7,5% qu'il avait présenté ces derniers jours.

Ni le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, ni les chefs des centrales syndicales n'ont fourni le moindre détail de l'entente à l'issue de leur deuxième séance de négociations. La règle prévoit que les syndicats en dévoilent d'abord le contenu à leurs instances avant d'en faire part publiquement.

«Le travail a été rigoureux et fructueux», s'est contenté de déclarer la présidente de la CSQ, Louise Chabot, au nom du front commun représentant 400000 des 540000 employés de l'État.

«L'entente respecte le cadre budgétaire» gouvernemental, a affirmé le ministre Martin Coiteux.

Opération délicate à venir

Les chefs syndicaux sont convaincus qu'ils ne pouvaient obtenir rien de plus de Martin Coiteux. C'est ce qu'ils diront à leurs membres. Mais ils savent que l'entente ne passera pas comme une lettre à la poste dans les différentes instances où elle doit être avalisée avant d'être par la suite soumise aux syndiqués.

Cette entente sur les salaires et le régime de retraite ne concerne pas la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), non plus que la Fédération autonome de l'enseignement ni le Syndicat des professionnels du gouvernement. Ils ne sont pas membres du front commun.

La FIQ devrait toutefois s'y rallier sans trop de difficulté. Elle fait partie des nombreux syndicats ayant une entente sectorielle en poche (portant sur l'organisation du travail).

Avec les changements de classification des infirmières, des infirmières auxiliaires et des inhalothérapeutes, et en tenant compte des offres salariales du gouvernement, l'augmentation de la rémunération «pourra être de plus de 12 % dans certains cas», se félicitait la présidente Régine Laurent la semaine dernière. C'était avant les derniers ajustements apportés par le Conseil du trésor.

Le coeur de la négo

Avant la conclusion de cette entente de principe avec le front commun, les derniers faits étaient les suivants:

En tenant compte de l'exercice de «relativité salariale», ainsi que des sommes injectées dans les ententes sectorielles, et de ses offres salariales à ce moment-là, Martin Coiteux évaluait à 7,5% la hausse globale de la rémunération proposée aux salariés de l'État.

Le front commun acceptait que l'âge de la retraite passe de 60 à 61 ans si le gouvernement offrait à ses employés un «rattrapage salarial» avec les autres travailleurs québécois et s'il protégeait leur pouvoir d'achat de l'inflation.

Il refusait que la pénalité actuarielle pour une prise de retraite anticipée grimpe de 4% à 7,2%. Il ne voulait pas qu'elle dépasse 5%. 

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