Premier contrat de travail pour les employés de l'amphithéâtre

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Le Centre Vidéotron

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(Québec) Les quelque 800 employés du Centre Vidéotron, représentés par Teamsters Canada, ont ratifié leur première convention collective, mercredi soir.

Les négociations entre le syndicat, qui est affilié à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, et l'employeur se sont terminées lundi. L'offre a été présentée aux employés mercredi et a été acceptée à 57 %.

L'offre comprend une hausse de salaire de 8 % sur trois ans (4 %, 2 % et 2 %), soit la durée du contrat. En tout, 144 personnes (18 %) ont exercé leur droit de vote.

«On est satisfait, c'est une première convention collective. Une maison, il faut couler un solage pour commencer. On bâtit pour le futur», a commenté le porte-parole du syndicat, Stéphane Lacroix.

Les Teamsters représentent les travailleurs des cuisines, des concessions alimentaires, magasiniers, barmans ainsi que les hôtesses et hôtes dans les loges d'entreprise.

Du côté du syndicat IATSE (Alliance internationale des employées de scène et de théâtre) qui représente environ 150 employés au Centre Vidéotron, aucune signature n'est prévue pour le moment.

«Aucun vote n'est prévu. Nous sommes toujours en négociations. Nous avons déjà une entente de base», a commenté Robert Masson, président de l'IATSE. «Ce qui est difficile pour nous, c'est que nous négocions avec AEG, et il n'y a pas beaucoup de représentants à Québec.»

Quelques difficultés

Depuis l'ouverture du nouvel amphithéâtre, Levy Restaurants, une division du géant britannique Compass, a connu quelques ratés. Le gestionnaire des concessions alimentaires a notamment éprouvé des difficultés avec son service de paie.

En octobre, certains travailleurs n'avaient tout simplement pas encore reçu de salaire. D'autres affirmaient n'avoir été payés qu'en partie pour leurs heures travaillées.

Récemment, un autre problème de gestion a été révélé au syndicat, où environ 130 employés ont appris de l'employeur qu'ils allaient changer d'échelon salarial.

Afin de pourvoir à ses besoins et aussi à la suite de la demande de certains travailleurs, Levy Restaurants a choisi «il y a quelque temps» de transférer de poste des employés. Ces derniers ont toutefois conservé le même taux horaire. Maintenant, l'employeur souhaite remédier à cette situation.

Dans certains cas, les employés touchés font face à une diminution de 2 $ à 3 $ l'heure.

«Nous nous sommes rendu compte de la problématique [du taux horaire] après avoir fait des vérifications. Nous avons alors rencontré la grande majorité des personnes touchées», explique Michel Plouffe, gérant de district pour le groupe Compass. «Il ne faut pas se leurrer, certains [salaires] vont être à la baisse, mais beaucoup plus à la hausse.»

La semaine dernière, Teamsters avait déclaré au Soleil qu'il s'agissait d'une situation «inacceptable».

Pour l'heure, aucun salaire n'a encore été modifié. C'est la signature de la convention collective qui doit dicter la suite des choses.

«Nous avons essayé de régler le problème en collaboration avec le syndicat. Des ententes ont été prises. On va agir en fonction des décisions», ajoute M. Plouffe, qui ne cache pas que les problématiques connues depuis l'ouverture du nouvel amphithéâtre ont nécessité quelques ajustements. «Les choses ont été prises en mains», assure-t-il.

Climat difficile

Deux employés du Centre Vidéotron, préférant garder l'anonymat, ont communiqué avec Le Soleil dernièrement et confié que leur climat de travail était «très difficile».

«Nous ne faisons plus confiance à l'employeur», a commenté d'entrée de jeu l'un d'entre eux. «Le climat de travail est très mauvais chez Levy. Le personnel est à bout de souffle, des employés choisissent de partir... Il y a beaucoup de questionnement au point de vue éthique de la part des patrons. Le salaire de certains employés a été revu à la baisse sinon perte d'emploi, il y a aussi des employés qui ne travaillent plus que 20 heures après avoir fait de nombreuses semaines autour de 60 heures.»

Son collègue abonde dans le même sens. «C'est très difficile de faire confiance. Je sais que nous sommes en période de rodage, mais pour moi, elle est très longue. J'espère qu'on va trouver notre vitesse de croisière très bientôt», conclut-il.

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