Un labo à Québec pour manipuler l'anthrax

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Le maire de Québec, Régis Labeaume, et le président de Medicago, Andy Sheldon, ont participé à l'annonce mardi d'un projet de laboratoire de confinement respiratoire de niveau de sécurité élevé au Centre de recherche en infectiologie de l'Université Laval. Un projet de 1,5 million $.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Le Centre de recherche en infectiologie de l'Université Laval abritera bientôt un laboratoire spécialisé permettant l'étude en toute sécurité des virus émergents les plus virulents.

Dans ce laboratoire de confinement respiratoire de niveau de sécurité hautement élevé, les chercheurs pourront manipuler des agents pathogènes tels que l'anthrax, le virus du Nil occidental, le SRAS, le typhus ou la fièvre jaune, dont la contagion peut se faire par l'air et provoquer des conséquences mortelles.

En d'autres mots, dans un laboratoire de confinement de niveau 3, l'air et l'eau ne s'échappent pas.

Il s'agit d'un projet de 1,5 million $ qui permettra aux chercheurs québécois de réaliser leurs travaux dans la capitale et ainsi éviter d'avoir à se promener aux quatre coins de l'Amérique du Nord et de l'Europe pour réaliser des tests nécessaires menant à la fabrication d'un vaccin.

En puisant dans l'enveloppe de 7 millions $ par année provenant du gouvernement du Québec pour appuyer sa Stratégie de développement économique, la Ville de Québec investit 500 000 $ dans ce projet dont les retombées économiques attendues sont de l'ordre de 5 millions $ sur cinq ans pour la région.

Le Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ) met aussi 500 000 $ sur la table. Le fabricant de vaccins Medicago, de Québec, fait de même.

Faire avancer la recherche

Selon le président de Medicago, Andy Sheldon, un laboratoire de confinement de niveau 3 permet de faire avancer la recherche et le développement de nouveaux vaccins. Actuellement, les chercheurs de Medicago doivent se rendre à Winnipeg ou en Europe pour mener certains travaux. «Ça va nous permettre de dégager du temps et d'assurer un meilleur contrôle de nos opérations», fait-il remarquer.

Rappelons que Medicago a annoncé, en mai dernier, un investissement de 245 millions $ pour la construction d'une usine de fabrication de vaccins dans l'Espace d'innovation D'Estimauville.

Pour le maire de Québec, Régis Labeaume, c'est un «non-sens» qu'une ville comme Québec avec ses 6000 chercheurs et 400 centres de recherche ne puisse compter sur un tel équipement.

«La recherche et l'innovation en sciences de la vie sont des éléments importants de notre dynamisme économique depuis plusieurs années», a-t-il fait valoir, mardi, en conférence de presse. «La présence de centres de recherche réputés et d'entreprises qui innovent, particulièrement dans le créneau des vaccins, tels GSK, Medicago et Folia Biotech, en témoigne bien.»

De l'avis du maire Labeaume, d'Andy Sheldon et du pdg de Québec International, Carl Viel, l'avènement de cet élément dans la chaîne de valeur de l'industrie des vaccins à Québec sera un argument de plus pour attirer de nouveaux chercheurs et des entreprises du secteur des sciences de la vie dans la capitale.

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