Québec s'entend avec 350 000 employés de l'État

La FSSS-CSN représente 110 000 personnes.... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La FSSS-CSN représente 110 000 personnes.

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(Québec) Des ententes sur l'organisation du travail ont été conclues jusqu'ici avec plus de 30 syndicats des secteurs public et parapublic sur les quelque 80 existants. Elles concernent plus de 350 000 des quelque 570 000 employés de l'État (ici exprimés en nombre d'individus et non en «équivalents à temps complet») actuellement en négociations avec le Conseil du trésor.

La Fédération de la santé et des services sociaux affiliée à la CSN (FSSS-CSN), le plus gros syndicat engagé dans cette ronde de négos, vient de régler avec le Conseil du trésor.

La fédération compte 110 000 membres. Ils sont répartis dans toutes les régions du Québec et dans tous les corps d'emploi du réseau de la santé - de celui des infirmières jusqu'à ceux de personnels de bureau et administratif en passant par ceux de préposés aux bénéficiaires et de professionnels.

La FSSS se félicite de gains permettant de «contrer la privatisation, notamment la sous-traitance, les contrats à forfait et les partenariats public-privé». Elle se félicite d'avancées qui permettront d'accroître le nombre de postes à temps plein, de l'inclusion dans la convention collective de la prime de rétention des psychologues et de moyens accrus pour lutter contre les surcharges de travail.

De leur côté, les déléguées de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, laquelle regroupe la majorité des infirmières de la province, ont voté en faveur de l'entente de principe conclue le 4 décembre avec le Comité patronal de négociation en santé et services sociaux - toujours au chapitre des clauses dites non pécuniaires.

Avec les changements de «rangement», de classification, des infirmières, des infirmières auxiliaires et des inhalothérapeutes, et en tenant compte des offres salariales actuelles du gouvernement «que nous espérons voir être bonifiées», l'augmentation de la rémunération «pourra être de plus de 12% dans certains cas», fait valoir la présidente Régine Laurent.

Signalons que les enseignants des écoles primaires et secondaires n'ont toujours pas d'entente sectorielle en poche.

La table centrale

Suffisamment d'ententes sectorielles ont été conclues depuis quelques jours pour que l'activité ait repris à la table centrale, celle où l'on discute des salaires et du régime de retraite.

À cette table, Québec cherche à faire reculer l'âge normal de la retraite, actuellement fixé à 60 ans dans les secteurs public et parapublic.

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, offre 5,3% d'augmentation sur cinq ans, un pourcentage incluant la «relativité salariale».

Le front commun syndical réclame, sur trois ans, un minimum de 1% par année pour protéger le pouvoir d'achat de ses membres. Il demande aussi 1% à titre de «rattrapage salarial» avec les autres travailleurs québécois. Il y ajoute une participation à l'enrichissement collectif de 0,5% par année liée au PIB.

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