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Blitz de négociations sur les salaires et la retraite

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Si des syndicats comme celui représentant la majorité des infirmières du Québec et ceux regroupant les enseignants de cégep ont des ententes normatives en poche, d'autres gros joueurs n'en ont pas.

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(Québec) Des ententes sectorielles ont été conclues jusqu'ici avec 26 syndicats des secteurs public et parapublic sur les quelque 80 existants, selon un décompte obtenu par Le Soleil. Ces ententes sur l'organisation du travail concernent plus de 206 000 des quelque 590 000 employés de l'État (ici exprimés en nombre d'individus et non en «équivalents à temps complet»).

Suffisamment d'ententes sectorielles ont été conclues depuis quelques jours pour passer aux choses sérieuses à la «table centrale» de négociations, dit-on, celle où l'on discute des salaires et du régime de retraite. Les «vraies discussions» à cette table ont débuté en fin de journée lundi.

Tant du côté gouvernemental que du côté syndical, on s'entend désormais pour dire que la semaine en cours est cruciale. Un interlocuteur gouvernemental, plus optimiste que pessimiste sur la suite des choses, a indiqué que «ça va aller vite ou ça va casser».

«On est maintenant rendu au coeur des négociations», a confirmé une source syndicale. Derrière des portes closes, le blitz sur les salaires et la retraite paraît bel et bien lancé.

De Paris, le premier ministre Philippe Couillard et son entourage sont en lien constant avec le Conseil du trésor, qui négocie au nom du gouvernement du Québec.

Gros joueurs

Si des syndicats comme celui représentant la majorité des infirmières du Québec et ceux regroupant les enseignants de cégep ont des ententes normatives en poche, d'autres gros joueurs n'en ont pas. C'est le cas de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN, de ceux regroupant les enseignants des écoles primaires et secondaires, ou encore du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec.

N'empêche que les discussions à la table centrale sont lancées. Les négociateurs du gouvernement et ceux des syndicats négocient du côté de Montréal.

Québec chercherait d'abord encore à convaincre les syndicats d'accepter de hausser l'âge normal de la retraite, actuellement fixé à 60 ans dans les secteurs public et parapublic.

Le front commun syndical réclame, sur trois ans, un minimum de 1 % par année «pour protéger le pouvoir d'achat de ses membres» - ou l'équivalent du taux d'inflation lorsque celui-ci dépasserait ce pourcentage. Il demande aussi 1 % à titre de «rattrapage salarial» avec les autres travailleurs québécois. Il y ajoute une participation à l'enrichissement collectif de 0,5 % par année liée au PIB.

Le mois dernier, le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a fait passer les augmentations offertes par le gouvernement de 3 % à 5,3 % sur cinq ans - un pourcentage tenant compte de la «relativité salariale». Ce projet touche une large majorité des employés de l'État, mais pas tous et à des hauteurs différentes.

Martin Coiteux avait à ce moment-là pris soin de noter que 40 % des employés de l'État gravissent chaque année des échelons salariaux et que ceux-ci «verront donc leur salaire augmenter en moyenne de 3,6 % par année, en sus des offres gouvernementales».

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