Premier Tech n'a pas oublié les chercheurs d'emploi français

Jean Bélanger, président de Premier Tech à Rivière-du-Loup,... (Photothèque Le Soleil)

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Jean Bélanger, président de Premier Tech à Rivière-du-Loup, soutient que sa firme a contacté par Skype ou par téléphone les quelque 265 chercheurs d'emploi avec qui elle devait faire connaissance lors de l'événement Journées Québec, à Paris, fin novembre.

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(Québec) L'entreprise Premier Tech n'a pas oublié les quelque 265 chercheurs d'emploi avec qui elle devait faire connaissance lors de l'événement Journées Québec, qui devait se tenir à Paris les 21 et 22 novembre.

«Nous avons commencé à établir des contacts, par Skype ou par téléphone, avec chacun des candidats retenus», a indiqué au Soleil Jean Bélanger le président de la société de Rivière-du-Loup spécialisée dans la fabrication de produits agricoles et d'horticulture, d'équipements d'emballage et de systèmes de traitement des eaux usées.

À l'occasion de l'événement Journées Québec, un supermarché de l'emploi auquel devait participer 28 entreprises de la Belle Province, Premier Tech avait convoqué 265 des 450 citoyens français qui avaient manifesté de l'intérêt pour les 15 postes affichés par la compagnie louperivoise qui fait travailler 3250 personnes dans 23 pays dont 975 dans le Bas-Saint-Laurent.

En raison des attentats terroristes survenus le 13 novembre dans la Ville lumière, le gouvernement du Québec avait décidé d'annuler la présentation des Journées Québec au grand dam de nombreux chercheurs d'emploi français désireux de venir gagner leur croûte de ce côté-ci de l'Atlantique. Sur la page Facebook de l'événement, plusieurs participants avaient déploré le geste posé par Québec alors que la France demandait à ses citoyens de continuer de vaquer à leurs occupations et de ne pas baisser la tête devant la barbarie. «Les terroristes ont gagné!» poussait même un participant à une conversation sur le réseau social.

Pas le choix!

«Ce n'est pas parce que l'événement n'a pas eu lieu que l'on ne parlera pas aux candidats», explique M. Bélanger en signalant que le processus de recrutement est déjà en marche.

Une fois les premiers contacts établis, Premier Tech devrait réduire le nombre de candidats potentiels. Ceux qui seront retenus seront rencontrés sur place par le personnel de Premier Tech posté sur le Vieux Continent. Les meilleurs espoirs identifiés par l'entreprise viendront ensuite à Rivière-du-Loup où une offre leur sera faite.

D'autres entreprises qui devaient être présentes à Paris les 21 et 22 novembre ont aussi amorcé des démarches avec les chercheurs d'emploi français, fait remarquer Catherine Labonté, directrice de la promotion internationale et des affaires publiques chez Québec International.

Le recrutement international fait déjà partie des outils utilisés par Premier Tech pour pourvoir tous les postes disponibles au sein de son organisation.

Dans les faits, l'entreprise n'a pas le choix de se tourner vers le reste du monde pour pourvoir, par exemple, les 15 postes de technicien en fabrication, de technicien de service pour équipement industriel, de technicien en automatisation, d'analyste, de développeur de systèmes logiciels et de développeur Web offerts aux chercheurs d'emploi français.

«C'est bien simple, nous ne trouvons pas cette main-d'oeuvre spécialisée. Et ce n'est pas seulement en raison que notre siège social est situé à Rivière-du-Loup. C'est un constat qui s'applique à l'ensemble de la province», signale le patron de l'entreprise fondée en 1923 qui a bâti son savoir-faire à partir de l'exploitation de la tourbe de mousse de sphaigne.

Selon lui, les immigrants qui décident d'établir leurs pénates à Rivière-du-Loup ne partent pas au bout d'un an ou deux. «Leur choix de venir s'établir en région a fait l'objet d'une mûre réflexion. Nous constatons, de leur part, un niveau d'engagement très fort à l'égard de l'entreprise et de la communauté.»

En pleine croissance

Cette recherche constante de nouveaux talents s'explique essentiellement par les besoins engendrés par la croissance de Premier Tech, qui, en l'espace de quelques années, a vu son nombre d'employés à Rivière-du-Loup passer de 150 à 975. «Au rythme où vont les choses, nous dépasserons le cap des 1000 employés le printemps prochain.»

Rappelons que la compagnie a annoncé, en juillet dernier, un investissement de 45,9 millions $ en innovation au cours des prochaines années.

Elle planche aussi sur un plan d'investissement qui la conduira jusqu'en 2021. De nouvelles usines pourraient lever de terre à Rivière-du-Loup ou ailleurs dans le monde.

Au terme de son exercice financier 2015, Premier Tech affichera un chiffre d'affaires qui oscillera entre 625 et 650 millions $. Il affichait de 589 millions $ en 2014 et de 444 millions $ en 2013.

«Au cours des cinq dernières années, nous avons enregistré une croissance annualisée de 15 % de nos ventes», indique M. Bélanger.

Ce rythme de croissance devrait se poursuivre au cours des prochaines puisque la compagnie continue de lancer de nouveaux produits dans de nouveaux segments d'affaires et réalise des acquisitions stratégiques qui lui permettent de pénétrer de nouveaux marchés.

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