Davie: Couillard maintient la pression sur Ottawa

Ottawa tarde à donner sa bénédiction à la... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Ottawa tarde à donner sa bénédiction à la signature d'un contrat avec Davie pour la conversion du porte-conteneurs Asterix en un pétrolier ravitailleur pour la Marine royale canadienne.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) «Les questions techniques ont leur importance, mais pensons avant tout aux travailleurs de Chantier Davie Canada et à leur famille», a déclaré, mardi, à l'Assemblée nationale, le premier ministre Philippe Couillard au lendemain de sa rencontre avec son homologue fédéral Justin Trudeau.

Les deux chefs politiques ont brièvement échangé, lundi, sur le sort du chantier naval de Lévis à l'occasion de la rencontre des premiers ministres des provinces et territoires du pays. Ottawa tarde à donner sa bénédiction à la signature d'un contrat avec Davie pour la conversion d'un porte-conteneurs en un pétrolier ravitailleur pour la Marine royale canadienne.

Lors de la période des questions à l'Assemblée nationale, le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau, a cherché à savoir si Philippe Couillard avait obtenu la garantie du nouveau premier ministre du Canada que le contrat sera bel et bien signé avant l'échéance du 30 novembre prévue dans la lettre d'intention obtenue par Davie avec le gouvernement conservateur tout juste avant le déclenchement des élections afin de lui permettre de commencer les travaux de transformation du porte-conteneurs Asterix. Si le contrat n'est pas signé avant le 30 novembre, le gouvernement devra verser une somme de 89 millions $ au chantier lévisien.

Le chef de l'opposition officielle désirait également obtenir la version du premier ministre du Québec aux propos de Justin Trudeau justifiant le retard dans la signature du contrat par l'obligation du nouveau gouvernement de «réparer les dégâts faits par le gouvernement antérieur».

«Effectivement, le gouvernement fédéral veut revoir techniquement les modalités d'approvisionnement et d'attribution de contrats, a répondu M. Couillard. En ce jour de dépôt du rapport de la commission Charbonneau, on ne peut reprocher à un gouvernement de faire ça. Par contre, nous nous sommes mis d'accord, M. Trudeau et moi, qu'il fallait mettre de côté ces préoccupations - tant en leur accordant l'attention qu'elles méritent - mais avant tout de penser aux travailleurs. Ils sont au premier rang de nos préoccupations.»

Philippe Couillard a même parlé d'une «préoccupation profonde» de la part de son homologue fédéral pour les travailleurs et leur famille.

Québec et Ottawa sont parfaitement au courant que le 30 novembre s'en vient à vitesse grand V et connaissent l'état d'incertitude dans lequel est plongée Davie et ses 1000 travailleurs, a rappelé le premier ministre du Québec.

«De notre part, nous allons continuer de revenir sur cette situation de façon répétée par tous les canaux possibles avec nos homologues du gouvernement fédéral ainsi que de nous assurer que le travail se poursuive à la Davie et qu'il y ait un meilleur équilibre dans l'attribution des contrats fédéraux.»

Irving en remet

Mardi, le président d'Irving Ship-building, Kevin McCoy, a tiré à boulets rouges sur la Canadian Shipbuilding Association qui a publié, lundi, un communiqué de presse pour demander à Ottawa d'accorder dans les plus brefs délais le contrat à Davie étant donné que le processus d'attribution avait été équitable.

Un argument que réfute avec force le chantier de Halifax qui a fait part récemment de ses récriminations à quatre ministres fédéraux. Irving, qui a aussi un projet de conversion d'un navire dans ses cartons, serait à l'origine, selon les observateurs, de la décision d'Ottawa de retarder l'attribution du contrat au chantier québécois.

Dans un article publié dans le Telegraph Journal, M. McCoy qualifie la Canadian Shipbuilding Association d'outil de marketing - «marketing tool» - pour Chantier Davie.

«Ça nous irrite quand des gens s'affichent comme des représentants de l'ensemble de l'industrie de la construction navale alors qu'ils ne sont, et tout le monde le sait, qu'un outil de marketing pour Davie», dénonce le patron d'Irving Shipbuilding.

Irving Shipbuilding et Seaspan de Vancouver, les deux chantiers canadiens qui ont décroché, en 2011, les 35 milliards $ de contrats accordés par Ottawa dans le cadre de Stratégie nationale d'approvisionnement en matière de construction navale, ont claqué la porte de cette association il y a plus de 18 mois.

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