La Canadian Shipbuilding Association appuie Davie

Dans le contexte du Projet Resolve, la Marine... (Fournie par Chantier Davie)

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Dans le contexte du Projet Resolve, la Marine royale canadienne doit faire convertir rapidement un navire ravitailleur. Chantier Davie a besoin de deux ans pour convertir un bateau commercial selon les besoins de la Marine.

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(Québec) La Canadian Shipbuilding Association se range dans le camp de Chantier Davie Canada et recommande «fortement» au nouveau gouvernement fédéral de ne pas retarder inutilement la signature du contrat avec le chantier naval de Lévis pour la transformation du porte-conteneurs Asterix en pétrolier ravitailleur pour la Marine royale canadienne.

Estimant que le projet Resolve était «nécessaire pour répondre à un urgent besoin opérationnel», elle assure que ce contrat avait été attribué «avec équité et en conformité avec les règles».

Rappelons qu'Ottawa a suspendu l'attribution du contrat du projet Resolve, un projet évalué à plusieurs centaines de millions de dollars, dont 300 pour la reconversion de l'Asterix.

Il appert, selon des sources, que le gouvernement Trudeau serait mal à l'aise par rapport à la décision du gouvernement précédent d'attribuer le contrat à un fournisseur exclusif. Il doit notamment composer avec le mécontentement des concurrents du chantier Davie à Halifax (Irving Shipbuilding) et à Vancouver (Seaspan) qui ont vigoureusement critiqué l'entente.

Lettre à Ottawa

D'ailleurs, le grand patron d'Irving Shipbulding, James D. Irving, a écrit à quatre membres du cabinet du gouvernement Trudeau - dont au président du Conseil du Trésor, Scott Brison, qui est aussi député de la circonscription de Kings-Hants en Nouvelle-Écosse - pour se plaindre que le choix de Davie s'était fait «sur des bases non compétitives, sans transparence et sans une évaluation complète du coût, de l'échéancier de livraison du risque» de la proposition présentée par Irving et son partenaire Maersk. Irving avait aussi un projet de transformation d'un navire pour la Marine royale canadienne.

À cet effet, l'association qui représente les grands joueurs de l'industrie navale canadienne, à l'exception d'Irving et de Seaspan qui ont claqué la porte il y a 18 mois, se dit «surprise et déçue» de la réaction des autres chantiers qui avancent être en mesure de construire, eux aussi, un pétrolier ravitailleur en respectant l'échéancier prévu, et ce, sans avoir d'impact dans leur carnet de commandes respectif. Rappelons qu'Irving et Seaspan en ont déjà plein les bras avec des contrats de 33 milliards $ accordés par Ottawa dans le cadre de la Stratégie nationale d'approvisionnement en matière de construction navale.

«Prétendant être à pleine capacité, Seaspan Ferries a placé une commande à Istanbul en Turquie pour la construction de deux traversiers destinés à être opérés en territoire canadien. De la même façon, Atlantic Towing - propriété de JD Irving - a fait construire de ses propres navires à Galati, en Roumanie», signale l'association.

Au bureau du ministre responsable de la région de Québec, Jean-Yves Duclos, son porte-parole Alain Garceau se limitait à dire, lundi, que le dossier du projet Resolve est toujours sous analyse.

Rappelons que si l'entente finale n'est pas signée d'ici le 30 novembre, le fédéral devra verser 89 millions $ à Davie, selon la lettre d'intention signée avec le gouvernement conservateur.

Signal attendu

C'est Davie qui paie la note pour la transformation du navire et qui le louera ensuite à la Marine royale canadienne. L'entreprise qui aurait déjà dépensé 15 millions $ de sa poche, selon nos sources, pour faire avancer le projet Resolve n'attend plus que le signal d'Ottawa pour lancer les travaux qui procureront du boulot à 200 travailleurs pendant deux ans.

Un «processus équitable»

Dans un communiqué publié lundi, la Canadian Shipbuilding Association a tenu à rétablir les faits entourant l'acceptation du projet Resolve par les autorités gouvernementales canadiennes.

«En décembre 2014, le Canada manifestait son besoin d'obtenir des propositions pour l'obtention de prestation de services de soutien en mer. Les informations relatives à ce besoin étaient publiées sur le portail d'acquisition du gouvernement, le même endroit où l'ensemble de l'industrie navale canadienne et internationale était invité à présenter une solution pour répondre au besoin opérationnel urgent du Canada en matière de navire pétrolier ravitailleur intérimaire.

«Par la suite, la Marine royale canadienne, la Défense nationale et Travaux publics et Services gouvernementaux Canada ont publié une liste détaillée des exigences à partir desquelles les soumissionnaires devaient se baser pour présenter leur proposition. Plusieurs propositions canadiennes et internationales ont été reçues. À la suite d'une vaste période de consultation de plus de six mois et d'évaluations supplémentaires des ministères, le gouvernement du Canada a sélectionné au mérite et préféré aux autres soumissions nationales et internationales la proposition de Chantier Davie Canada.

«La conception du navire pétrolier ravitailleur de classe Resolve fournira un remplacement intégral des anciens pétroliers ravitailleurs d'escadre de classe Protecteur. Avec un coût de production déclaré d'environ 400 millions $, le navire pétrolier ravitailleur de classe Resolve offre un excellent retour sur investissement lorsque comparé à un nouveau navire à un coût d'environ 1,5 milliard $. La chaîne d'approvisionnement pancanadienne de Davie offre et procure des bénéfices économiques significatifs pour l'ensemble de l'industrie navale, incluant Aecon Pictou, un fournisseur de premier rang qui construira de multiples sections du navire en Nouvelle-Écosse.

«De ce processus, équitable, ouvert à l'ensemble de l'industrie et basé sur le sens commun, résulte un des processus d'acquisition des plus réussis des dernières décennies. Il illustre la capacité du Canada à accélérer le processus lorsqu'il en est essentiel pour la sécurité nationale. L'urgence nécessitait une réaction rapide, efficace et équitable de la Défense nationale et de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, ce qu'une période de délibération de six mois leur a permis de faire avant de finalement attribuer le contrat.»

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