Contre-proposition du front commun: minimum de 7,5 % sur trois ans

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Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés au Square Victoria à Montréal mardi.

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(Québec) L'indice annuel d'inflation plus 1,5 % d'augmentation par année pendant trois ans.

La contre-proposition du front commun syndical attendue avec impatience par le gouvernement du Québec s'élève à un minimum de 2,5 % d'augmentation salariale par année, soit au moins 7,5 % sur trois ans, selon des informations obtenues par Le Soleil.

Les représentants du front commun soumettront leur demande révisée mercredi au Conseil du trésor dirigé par Martin Coiteux.

Le front commun appuie sa nouvelle demande sur trois éléments. Décortiquons-la :

  • Il réclame d'abord un minimum de 1 % par année pour protéger ses membres de l'inflation.
  • Il demande aussi 1 % au titre du «rattrapage salarial» avec les autres travailleurs québécois.
  • Il y ajoute une participation à l'enrichissement collectif de 0,5 % par année si la croissance du PIB du Québec dépasse 1 % - ce qui devrait être le cas, selon les économistes.

L'inflation

S'il faut particulièrement insister sur le mot minimum, en parlant de cette demande globale de 7,5 % d'ici le 31 mars 2018, c'est que le front commun exigera que les employés de l'État bénéficient de l'équivalent de l'indice annuel d'inflation - ou d'un minimum de 1 % par année si celui-ci devait être en deçà de ce pourcentage.

En septembre, le taux annuel d'inflation semblait vouloir tourner autour de 1 % au Québec. Mais il pourrait être plus élevé d'ici la fin de l'année et devrait être sensiblement plus important l'an prochain et l'année suivante.

Voilà pourquoi certains, au sein du front commun, soulignent que la demande révisée, en tenant compte de l'indice d'inflation, s'élève en réalité à bien plus que 7,5 % sur trois ans.

Ce sera la première fois depuis la présentation de ses premières demandes, en octobre 2014, que le front commun déplace ses curseurs vers le bas. Jusqu'ici, il réclamait 4,5 % d'augmentation par an pendant trois ans, soit 13,5 % en tout.

Les offres de Québec: sur cinq ans

«J'attends avec impatience de voir la contre-proposition», a fait savoir mardi le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux. Il a dit espérer «qu'elle soit sérieuse, raisonnable et conforme à la capacité de payer des Québécois».

Il a fait valoir que le gouvernement a fait «un grand pas» en mettant 1,7 milliard $ de plus sur la table. Il a souligné qu'il «a fait passer les augmentations de 3 % à 5,3 % sur cinq ans» - en tenant compte du projet de «relativité salariale».

Le président du Conseil du trésor a aussi pris soin de noter que 40 % des employés de l'État gravissent des échelons salariaux et que ceux-ci «verront donc leur salaire augmenter en moyenne de 3,6 % par année, et cela, en sus des propositions gouvernementales».

Lundi, le premier ministre Philippe Couillard a indiqué que les négociations avec les syndicats des secteurs public et parapublic se poursuivront tant qu'elles pourront progresser. Il a affirmé du même souffle qu'elles ne pourront s'éterniser.

«Je ne pense pas qu'on peut aller très loin dans l'année 2016 sans que cette question soit résolue», a-t-il déclaré, laissant planer la menace d'une loi spéciale si les parties ne parviennent pas à s'entendre d'ici quelques semaines.

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