Opération charme de Chantier Davie Canada

Davie a reçu plus de 5000 demandes d'emploi depuis... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Davie a reçu plus de 5000 demandes d'emploi depuis janvier 2015.

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(Québec) À Lévis, Davie n'a pas toujours livré la marchandise au cours de ses 190 ans d'existence. Voguant souvent d'une faillite à une autre, le chantier a été perçu comme un boulet pour la communauté d'affaires et un gouffre financier pour les contribuables.

La direction actuelle de Chantier Davie Canada le sait et s'affaire à rétablir les ponts avec son milieu.

«D'entendre que le syndicat est difficile, que la qualité de la main-d'oeuvre n'est pas bonne, qu'il y a eu des faillites et que l'entreprise est vouée à l'échec, je dois vous avouer que c'est un peu décourageant d'entendre ces commentaires», a avoué Marc Babinski, le vice-président des affaires corporatives et chef des affaires juridiques de Davie. «Si le propriétaire actuel, le Groupe Inocea, avait écouté tous ces commentaires, le chantier serait abandonné aujourd'hui.»

Changer les «idées reçues»

Devant les membres de la Chambre de commerce de Lévis, M. Babinski a souligné, mardi, que la direction en poste depuis maintenant trois ans s'efforçait de changer les «idées reçues» à l'égard du constructeur naval qui, aujourd'hui, fait travailler 1028 personnes et 35 entreprises sous-traitantes. En tout cas, pour les chercheurs d'emploi, Davie semble être un bon parti puisque l'employeur a reçu plus de 5000 demandes d'emploi depuis janvier 2015. Toutefois, il manque encore des monteurs d'acier et des électriciens d'entretien.

Marc Babinski s'est donc attardé à faire partager l'optimisme qui règne chez Davie qui a été couronné meilleur chantier en Amérique du Nord en 2014 par Lloyd's List.

«Le chantier n'est pas plein à craquer, mais il y a de l'ouvrage», notamment en raison des contrats de réparation pour la Garde côtière, de la construction de deux bateaux-passeurs pour la Société des traversiers du Québec et de deux bâtiments destinés à la construction sous-marine, a-t-il indiqué.

Sans compter le projet de transformation d'un porte-conteneurs en navire pétrolier pour la Marine canadienne - le projet Resolve - pour lequel Davie a une lettre d'entente en poche en attendant l'obtention d'un contrat ferme d'Ottawa «dans les prochaines semaines, on l'espère», a mentionné le haut dirigeant.

Si la baisse des prix du pétrole a fait chuter la demande pour des navires destinés à la construction offshore, la mise en place de la Stratégie maritime par le gouvernement du Québec et l'«ouverture» affichée par Ottawa à la solution apportée par Davie à la livraison de bateaux pour la marine laissaient entrevoir un avenir reluisant pour le chantier lévisien dont les installations couvrent l'équivalent de 80 terrains de football.

À son avis, il y aura toujours des cycles plus difficiles pour Davie et pour l'industrie navale en général. 

«Dans notre monde, il y a toujours une période de contraction qui suit un cycle de croissance», a expliqué Marc Babinski, en ajoutant que c'est en misant sur l'innovation technologique que Davie parviendra à sauver les meubles quand les temps durs se pointeront le bout du nez.

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