Énergie Est: Lehouillier heureux du «changement d'attitude»

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Alors que des manifestants exprimaient leur désaccord au projet d'oléoduc à l'extérieur d'un hôtel lévisien, TransCanada accueillait pendant ce temps à l'intérieur des citoyens à la recherche de réponses.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Gilles Lehouillier est heureux de voir que TransCanada lui tend finalement l'oreille au sujet du projet d'oléoduc Énergie Est. «C'est comme un changement de cap dans leur attitude», affirme le maire de Lévis.

Jeudi, alors que l'entreprise albertaine tenait sa deuxième séance d'information cette semaine dans la région, M. Lehouillier a reçu la visite de responsables de la compagnie. Une rencontre que le maire réclamait depuis déjà un bon moment.

«Cela a très bien été», indique au Soleil M. Lehouillier. «Cette première rencontre nous a permis d'exposer nos problèmes, nos questionnements. Par exemple, nous avions la protection de notre prise d'eau sur la rivière Chaudière et le franchissement du fleuve Saint-Laurent. Où vont se retrouver les résidus? Cela concernait également les profondeurs des conduites dans les rivières et en milieu agricole. Nous avions aussi des questions au sujet de la station de pompage [qui va être installée] dans le secteur de Saint-Jean-Chrysostome», énumère-t-il, ajoutant qu'il y avait aussi quelques interrogations quant au tracé dessiné pour Lévis.

Après avoir pris connaissance des plans de TransCanada, M. Lehouillier s'est réjoui de voir que le tracé longe en grande partie les utilités publiques. «Il y a des aspects intéressants dans leur dossier», indique-t-il. «Et le dernier point, extrêmement important, c'est la sécurité. Comment va se passer le déploiement s'il y arrive quelque chose et qui va payer la note?» leur a-t-il demandé.

TransCanada a pour sa part répondu qu'elle allait donner suite à l'ensemble de ces questions lors du dépôt de ses documents au mois de décembre à l'Office national de l'énergie. Pour la suite des pourparlers, la Ville de Lévis prévoit déterminer prochainement un interlocuteur afin qu'il reste en contact avec la société.

Bien qu'il se réjouisse de l'ouverture et de l'écoute de TransCanada, M. Lehouillier refuse pour le moment de donner le feu vert au projet. «On va en discuter avec mon comité exécutif mardi. Avant de donner le feu vert, il va falloir que toutes nos conditions soient remplies. En ce moment, on ne prend aucun engagement», conclut-il.

Manifestants

Comme ce fut le cas lundi à Saint-Augustin, la séance d'information a été accueillie avec opposition jeudi au Centre de congrès de l'Hôtel Four Points by Sheraton, à Lévis. Des dizaines de manifestants ont fait valoir leur mécontentement par rapport au pipeline Énergie Est.

«On ne veut pas du projet Énergie Est», tranche Anne-Céline Guyon, porte-parole du mouvement Stop oléoduc. «Ils sont venus ce soir nous parler de sécurité, d'intervention d'urgence. C'est très bien, ils essaient de rassurer la population. Mais, clairement, cela ne fonctionne pas. [...] Ce que je dis toujours, c'est que ce pipeline pourrait être le plus sécuritaire au monde et ce n'est pas ça le problème. Le problème, c'est le fait de dire oui à Énergie Est, c'est dire oui à l'expansion des sables bitumineux en Alberta et oui à l'augmentation des GES [gaz à effet de serre]».

Alors que plusieurs manifestants exprimaient leur point de vue à l'extérieur, TransCanada accueillait durant ce temps à l'intérieur des citoyens à la recherche de réponses. 

«Nous avons bien répondu à nos interrogations», souligne un homme, qui préférait taire son nom. «C'est un beau projet. Cela va entraîner de la création d'emplois. C'est une bonne chose et c'est sécuritaire. Les gens qui pensent que cela ne l'est pas, ils sont souvent mal informés.»

Avant de répondre aux questions des citoyens, pour une rare fois, TransCanada a accepté que les experts soient interrogés par des journalistes.

Le pipeline de 4600 kilomètres, qui va transporter environ 1,1 million de barils de pétrole par jour de l'Alberta et la Saskatchewan vers les raffineries de l'est du pays, ne va compter qu'un terminal maritime, à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Le plan prévoit aussi trois branchements dans des raffineries, soit Suncor à Montréal-Est, Valero à Lévis et Irving à Saint-Jean.

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