Jour de grève à Québec

Les manifestants ont pris la colline parlementaire d'assaut... (Image tirée d'une vidéo de Frédéric Matte, Le Soleil)

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Les manifestants ont pris la colline parlementaire d'assaut jeudi.

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(Québec) Les régions de Québec et de la Chaudière-Appalaches ont été le théâtre jeudi d'une première de deux journées de grève qui touchent, encore ce vendredi, 70 000 employés de l'État. Pour les représentants syndicaux, il faut maintenir la pression à la lumière des dernières offres patronales qu'ils jugent toujours nettement insuffisantes.

Les écoles primaires et secondaires et les cégeps étaient fermés, tandis que les services tournaient au ralenti dans les hôpitaux et plusieurs services gouvernementaux. C'était le cas à la Société de l'assurance automobile du Québec, où des dizaines d'employés avaient investi le stationnement de l'édifice du boulevard Jean-Lesage, bravant la pluie. Même chose au complexe G, sur la colline parlementaire, alors que les piquets de grève étaient installés devant les nombreuses portes d'accès de l'édifice.

Contrairement à la journée de débrayage du 27 octobre, les grévistes ne pouvaient bloquer l'accès aux cadres et au personnel non syndiqué. Le gouvernement Couillard a obtenu une injonction, visant 1000 établissements et stationnements pour permettre l'accès au travail de ces employés. Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, l'ordre de la Cour a été respecté.

La pluie n'a pas freiné l'ardeur des grévistes qui ont convergé par milliers au parc de la Francophonie à l'heure du midi. Le boulevard René-Lévesque avait pris les allures d'un stationnement d'autobus, rendant difficile l'accès à la colline parlementaire. Selon les organisateurs, environ 10 000 manifestants se sont déplacés.

Le président de la FTQ, Daniel Boyer, croit que ces autres journées de grève sont nécessaires pour faire comprendre au gouvernement Couillard qu'il doit bonifier les offres sur la table. «La journée du 27 octobre a fait débloquer les choses, puisque nous avons eu une offre vendredi. Elle n'est pas satisfaisante pour nos membres, mais ça avance», a-t-il commenté.

«Ça ne règle pas le problème de l'appauvrissement des travailleurs du système public, renchérit le président de la CSN, Jacques Létourneau. C'est clair qu'on veut arriver à un règlement négocié, mais le monde envoie un message clair qu'ils ne sont pas contents de la proposition.»

Journée de grève des employés de l'État

Changer des zéros de place

Pour la présidente du Syndicat de la fonction publique (SFPQ), les avancées sont timides. «Au niveau salarial, on a changé les zéros de place - toujours 3 % sur cinq ans - et on sent que la partie patronale n'a pas de mandat pour négocier aux tables sectorielles», déplore Lucie Martineau.

Du même souffle, les trois représentants se disent prêts à négocier et ne craignent pas, pour l'instant, l'adoption d'une loi spéciale qui obligerait leurs membres à retourner au travail et leur imposerait des conditions de travail.

«Il n'y a aucune raison que ça arrive. Ça se passe bien dans le système de santé qui doit maintenir 90 % des services et il n'y a pas de sessions de compromises», justifie M. Létourneau.

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