Entrepreneuriat Laval premier en Amérique du Nord

Le président-directeur général d'Entrepreneuriat Laval, Yves Plourde, souhaite... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Le président-directeur général d'Entrepreneuriat Laval, Yves Plourde, souhaite que son organisme figure dans le palmarès des 10 premiers accélérateurs d'entreprises universitaires sur la planète.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) La semaine dernière, Entrepreneuriat Laval était couronné premier accélérateur d'entreprises universitaires en Amérique du Nord.

Le 25 novembre, l'organisme sans but lucratif qui a contribué à l'éclosion de 710 entreprises depuis sa création en 1993, dont Communauto, iXmédia, Matelas Dauphins et Yuzu Sushi, pourrait figurer dans le palmarès des 10 premiers accélérateurs d'entreprises universitaires sur la planète.

Et pourquoi pas au premier rang?

«Nous nous croisons les doigts», soupire le pdg d'Entrepreneuriat Laval, Yves Plourde.

C'est en effet le 25 novembre, au Royaume-Uni, qu'UBI Global, un organisme de recherche international basé à Stockholm et spécialisé dans l'analyse comparative d'incubateurs universitaires, rendra public son top 10 mondial des accélérateurs d'entreprises universitaires. 

Le 3 novembre dernier, il dévoilait le champion pour l'Amérique du Nord.

Entrepreneuriat Laval a réussi à devancer des institutions prestigieuses telles que Mass Challenge (Boston University), York Entrepreneurship Development Institute (York University, Toronto), Launch Chapel Hill (University of North Carolina) et The Inkubator (Northern Kentucky University).

À partir d'un bassin de plus d'un millier d'incubateurs et d'accélérateurs d'entreprises universitaires participants, UBI Global a passé au crible la performance de plus de 300 d'entre eux. Une cinquantaine d'indicateurs sont utilisés pour les comparer. Des indicateurs qui permettent de mesurer, par exemple, la dynamique au sein de l'organisation, son pouvoir d'attraction et les bénéfices apportés pour la clientèle universitaire.

«Entrepreneuriat Laval s'est particulièrement illustré dans les catégories Valeur pour l'écosystème et Attractivité qui comprennent des indicateurs tels que la rétention des talents dans la région et l'offre de services», explique Yves Plourde en signalant au Soleil qu'Entrepreneuriat Laval avait rendu des services de formation et d'accompagnement à plus de 9500 étudiants depuis 22 ans.

Ça ne fait que quelques années à peine que les accélérateurs et les incubateurs d'entreprises universitaires du monde entier sont évalués et comparés entre eux. «C'est un exercice important et stimulant qui nous permet de nous tenir à jour sur les meilleures pratiques et de nous inscrire dans une démarche d'amélioration continue», souligne M. Plourde.

L'an dernier, à sa première participation à l'exercice d'évaluation d'UBI Global, Entrepreneuriat Laval n'apparaissait pas dans le tableau des meilleurs.

Soixante nouvelles entreprises par année

Sous la gouverne d'Yvon Gasse, professeur à la Faculté des sciences de l'administration, Entrepreneuriat Laval a vu le jour dans la tourmente d'une impitoyable crise économique au début des années 90.

Inquiètes par l'absence de débouchés sur le marché du travail pour les finissants qui se dirigeaient tous, inévitablement, vers le bureau de l'assurance chômage le plus près, les associations étudiantes sont allées frapper à la porte de la direction de l'Université pour réclamer de l'aide.

En période de ralentissement, fonder son entreprise est souvent l'unique porte de sortie pour en arriver à réussir à gagner sa croûte. Ça s'appelle de l'entrepreneuriat de nécessité.

Même si le vent a tourné et que les entreprises de la région recrutent, aujourd'hui, les étudiants avant même qu'ils aient décroché leur diplôme, le désir d'entreprendre sur le campus n'a pas fléchi. 

Depuis que les écoles primaires et secondaires et les cégeps proposent l'entrepreneuriat comme choix de carrière aux jeunes et dans la foulée des compétitions qui s'organisent un peu partout - dont le Concours québécois en entrepreneuriat -, Entrepreneuriat Laval parle, de plus en plus, à une clientèle pour qui se lancer en affaires n'est pas un rêve inatteignable.

«Bon an, mal an, nous assistons à la naissance d'une soixantaine de nouvelles entreprises», fait remarquer le pdg d'Entrepreneuriat Laval, Yves Plourde, en précisant que la création d'entreprises n'était pas l'apanage des étudiants ou des diplômés de la faculté des sciences de l'administration ou de celle des sciences et du génie, mais aussi de ceux qui proviennent des facultés de lettres et de médecine.

Plusieurs programmes

L'Université Laval propose déjà aux étudiants de plusieurs programmes de baccalauréat un Profil entrepreneurial leur permettant d'acquérir les compétences nécessaires pour fonder et gérer une entreprise.

En parallèle, Entrepreneuriat Laval se présente plutôt comme un stimulateur d'idées fraîches et innovatrices qui conduiront potentiellement au démarrage de nouvelles entreprises et un accompagnateur dans le développement des compétences entrepreneuriales des membres de la communauté universitaire.

Il le fait, notamment, en offrant des ateliers animés bénévolement par des experts du monde des affaires auxquels participent, chaque année, plus de 600 étudiants et diplômés et du mentorat à ceux et celles qui décident de se lancer en affaires. 

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