Les hôteliers veulent que les résidences universitaires soient taxées

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Alain Girard, président ex officio de l'Association hôtellerie Québec, estime que les résidences universitaires bénéficient de la promotion touristique payée par la taxe d'hébergement facturée par les hôtels.

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(Québec) Les résidences universitaires qui accueillent des touristes durant l'été doivent payer la même taxe d'hébergement que celle à laquelle sont soumis les hôteliers, réclame Alain Girard, président ex officio de l'Association hôtellerie Québec.

«Il y a plusieurs années, ce n'était pas nécessairement majeur, mais dans les trois, quatre dernières années, il y a des hôtels entiers qui sont devenus des résidences [universitaires]», souligne M. Girard. Il estime que lesdites résidences devraient contribuer à la taxe d'hébergement durant la période estivale, car la taxe «sert à faire la promotion touristique à l'échelle mondiale», ce dont les résidences bénéficient lorsque des touristes y logent.

«Quand tu fais une démarche commerciale pour t'annoncer, tu devrais d'autant plus contribuer», ajoute-t-il, faisant allusion au cas de l'Université Laval, qui fait la promotion de ses résidences sur des panneaux publicitaires, notamment.

L'Université Laval se défend quant à elle en affirmant qu'elle «possède déjà un permis d'hôtellerie de catégorie "établissement d'enseignement". Nos activités de location sont donc parfaitement légales et respectent déjà la réglementation actuelle».

Projet de loi 67

Amorçant mercredi les consultations particulières et les auditions publiques sur le projet de loi 67, qui se poursuivent jusqu'au 11 novembre, la ministre du Tourisme, Dominique Vien, a par ailleurs souligné que «le téléphone ne dérougit pas pour obtenir une attestation depuis le dépôt du projet de loi. C'est de bon augure!»

C'est que le projet de loi en question vise à contrer l'hébergement touristique illégal en surveillant les gens qui offrent du logement sans attestation officielle. Une personne contrevenante pourrait donc se voir imposer une amende de 2500 à 25 000 $ par jour, alors que la contravention passe de 5000 $ à 50 000 $ pour les entreprises contrevenantes.

À la Corporation de l'industrie touristique du Québec (CITQ), on remarque en effet une «augmentation importante» du nombre de demandes d'ouverture de dossier nécessaire à l'obtention de l'attestation de classification. Depuis le dépôt du projet de loi 67, donc entre le 22 octobre et le 4 novembre - 14 jours -, 61 demandes ont été faites à la CITQ, indique Claude Cloutier, directrice des communications à la CITQ. À titre de comparaison, 24 demandes ont été reçues du 1er au 21 octobre. 

Par ailleurs, Mme Cloutier mentionne que depuis le 22 octobre, 10 appels par jour en moyenne sont faits au CITQ pour des demandes de renseignements provenant de personnes ne détenant pas d'attestation de classification. Elle n'est toutefois pas en mesure de dire si cette statistique est plus élevée qu'à l'habitude, étant donné que les appels effectués au CITQ ne sont, en temps normal, pas classifiés de cette manière.

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