Secteur public: pas d'entente sans bonification des offres salariales

Le président de la CSN, Jacques Létourneau (au... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Le président de la CSN, Jacques Létourneau (au centre), avait pris part à une manifestation au Centre des congrès de Lévis, le 23 septembre.

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(Québec) «Il faut absolument que la proposition de base sur les salaires soit bonifiée» afin d'en arriver à une entente négociée entre les syndicats et le gouvernement, prévient le président de la CSN, Jacques Létourneau. Si ce n'est pas le cas, il n'y aura pas d'entente.

L'exercice de «relativité salariale» proposé par le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, peut être exploré, dit-il en entrevue avec Le Soleil. Mais il ne remplacera jamais une bonification des offres salariales comme telles.

Jacques Létourneau juge qu'il est urgent que le gouvernement bouge sur cette épineuse question. Il le presse de revoir sa proposition; de ne plus s'en tenir à un gel salarial les deux premières années du prochain contrat de travail de ses quelque 500 000 employés et de n'offrir que 1 % d'augmentation par année les trois suivantes.

Même écho de la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, Régine Laurent. «Ce n'est pas parce qu'on vient corriger une injustisce [à travers un exercice de relativité salariale] que ça viendrait annihiler la nécessité d'obtenir des augmentations normales de salaire», affirme-t-elle.

Mme Laurent voit malgré tout d'un bon oeil le désir du ministre Martin Coiteux d'améliorer les échelles salariales de dizaines de milliers d'employés qui ne seraient pas actuellement rémunérés au niveau où ils devraient l'être - grâce à ce vaste exercice parallèle de relativité salariale. Les infirmières pourraient y gagner, croit-elle.

Pas le choix

Par ailleurs, l'ouverture manifestée par M. Coiteux de repousser l'entrée en vigueur du passage de l'âge de la retraite de 60 à 62 ans fait sourire Mme Laurent et M. Létourneau.

Le président du Conseil du trésor n'avait tout simplement pas le choix de faire preuve de flexibilité à ce chapitre, arguent-ils. La preuve en est «l'explosion» des demandes de départ à la retraite, selon eux.

Du 1er janvier au 30 septembre, les départs à la retraite dans les secteurs public et parapublic ont bondi de 25 % par rapport à la même période l'an dernier.

Martin Coiteux «avait allumé un feu», estime Régine Laurent. Il essaie désormais «de calmer les choses». «En ce sens-là, c'est bien», ajoute-t-elle.

Jacques Létourneau ne voit pas pourquoi les syndicats feraient, comme M. Coiteux les y invite, des contre-propositions sur le régime de retraite des employés de l'État alors que «c'est lui qui est en demande».

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