Bombardier: un bon deal... mais pas pour les Québécois, dit l'opposition

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«J'en conclus que le gouvernement, le premier ministre et son ministre de l'Économie sont de piètres négociateurs», a lancé le chef du Parti québécois Pierre-Karl Péladeau.

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(Québec) Le gouvernement libéral s'est fait avoir comme un «petit garçon en culotte courte» par Bombardier dans une entente où il prend tous les risques, selon les partis d'opposition.

L'investissement d'un milliard de dollars dans une coentreprise fondée avec Bombardier pour sauver les avions CSeries est tout au bénéfice des actionnaires de l'entreprise, estime le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau.

«J'en conclus que le gouvernement, le premier ministre et son ministre de l'Économie sont de piètres négociateurs», a lancé M. Péladeau, ce matin.

La participation financière aurait dû être faite dans la société mère de Bombardier, et non pas dans une filiale en difficulté, selon lui.

«Pourquoi est-ce que le gouvernement ne met pas son argent au même niveau que l'ensemble des actionnaires de Bombardier, a demandé M. Péladeau. Il prend tous les risques et n'a qu'une partie des résultats. [Les libéraux] ne connaissent pas le monde financier.»

Un point de vue partagé par le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, qui n'en «revient pas comment le gouvernement libéral a mal négocié». Il aurait à tout le moins pu exiger des garanties de maintien au Québec des activités des divisions prospères de Bombardier, sur le transport et les avions d'affaires, en échange de son aide.

«Ils se sont fait avoir sur toute la ligne, affirme M. Legault. C'est un bon "deal" pour Bombardier. Les Québécois prennent tous les risques, et Bombardier garde les profits des divisions qui vont bien.»

L'annonce officielle de l'entente doit être annoncée en avant-midi, jeudi.

Le premier ministre Philippe Couillard a assuré que l'opposition fait une «très mauvaise analyse». L'entente a été bâtie «prudemment» et est un «exemple de bonne transaction», selon lui.

«L'aéronautique au Québec, pour Montréal, c'est aussi important que l'industrie automobile pour l'Ontario, a dit M. Couillard. Il est tout à fait normal que l'État s'implique dans un secteur aussi stratégique. La filière au complet, c'est plus de 40 000 emplois chez nous.»

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