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Notaire, un vieux métier qui embrasse l'ère techno

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Les notaires travaillent sur des projets pour que leurs actes soient maintenant numériques et non seulement sur le papier.

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(Québec) Si les notaires exercent l'un des plus vieux métiers pratiqués depuis le début de la colonie, ce groupe de juristes est loin d'être sclérosé côté technologie. Dans un monde où le numérique prend énormément de place, la Chambre des notaires lance jeudi matin un outil Web de diagnostic pour que le consommateur puisse évaluer son niveau de sécurité juridique.

Ce Protect-O-Maître pose des questions autant sur le contrat de mariage, le testament, les mandats en cas d'inaptitude. Il y a même un volet pour les gens en affaires. Une fois le test rempli à l'adresse www.cnq.org/protect-o-maitre, un graphique donne les résultats permettant d'un simple coup d'oeil de savoir si la situation juridique de la personne et si ses contrats et protections en affaires sont en ordre ou si la situation mériterait un peu d'attention ou une révision complète.

Dans le haut de l'outil, on peut cliquer que les boutons permettent de trouver des réponses, voire trouver un notaire si la situation l'exige, de recevoir son diagnostic par courriel ou encore de le partager sur les réseaux sociaux, «pour diffuser non seulement les résultats, mais faire savoir à la communauté des réseaux sociaux que cet outil existe», souligne Jacques Deforges, directeur général de la Chambre des notaires.

Les notaires se tiennent à jour, continue M. Deforges, mais ils veulent aussi faire en sorte que le public soit aussi à jour sur les questions juridiques. Avec tout ce qui touche les renseignements personnels, les règles quant à la propriété d'immeubles ou d'entreprises, les consommateurs ont besoin de savoir s'ils sont bien protégés ou pas assez, indique-t-il.

«Anxiété chez les gens»

«On sent une certaine anxiété chez les gens lorsque l'on aborde les questions juridiques», avoue

M. Deforges. «C'est ce que nous avons constaté lors d'un récent sondage sur la question. Notre rôle comme corporation est de faire savoir aux citoyens comment ils peuvent assurer leur protection. Avec un monde qui tend à se dématérialiser dans le numérique avec toute la complexité que cela comporte, la population a autant besoin d'un notaire de famille pour l'accès à la justice qu'elle a besoin d'un médecin de famille pour sa santé.»

D'ailleurs, les notaires sont loin d'être en retard dans le monde des technologies puisqu'ils ont été les premiers à mettre au point une signature numérique avec Notarius, qui respecte les règles juridiques en matière de protection de l'intégrité des documents, un outil utilisé au Québec et ailleurs dans le monde.

De plus, les notaires travaillent sur des projets pour que leurs actes soient maintenant numériques et non seulement sur le papier. En même temps, ils développent un système de paiement numérique qui servira pour les paiements lors des transactions et des versements dans les comptes en fidéicommis au lieu de faire certifier des chèques dans les institutions bancaires.

Notaire, un vieux métier, certes, mais plutôt à la page technologiquement parlant.

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