Investissement privé de 10 millions $ pour le Centre vétérinaire Daubigny

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Une armée de 75 personnes, dont 35 techniciens en santé animale et 30 médecins vétérinaires, s'active au Centre vétérinaire Daubigny.

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(Québec) Un chat reçoit-il de meilleurs soins de santé que son maître au Québec?

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Les cinq médecins vétérinaires actionnaires du Groupe vétérinaire Daubigny ont sorti 10 millions $ de leur poche pour ériger ce nouvel établissement ultraspécialisé pour pitous et minous ouvert sept jours sur sept, tous les jours de l'année.

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Cette question, bien légitime, se pose au terme d'une visite du nouveau Centre vétérinaire Daubigny à Québec.

Les cinq médecins vétérinaires actionnaires du Groupe vétérinaire Daubigny - Martin Godbout, Anne Fortin, Nicholas Brebner, Amélie Leclerc et Mathieu Ouellet - ont sorti 10 millions $ de leur poche pour ériger ce nouvel établissement ultraspécialisé pour pitous et minous ouvert sept jours sur sept, tous les jours de l'année. Il est situé tout juste à côté de l'ancien Hôpital vétérinaire Daubigny, sur le boulevard Hamel. Le nec plus ultra de la médecine animale.

Une unité de chimiothérapie. Une chambre à oxygénothérapie. Une salle de physiothérapie équipée d'un tapis roulant aquatique. Des appareils à la fine pointe de la technologie permettant de faire des gastroscopies, des bronchoscopies, des colonoscopies, des arthroscopies et des échographies cardiaques en haute définition. Un tomodensitomètre axial. Et évidemment, une unité de soins intensifs.

Une armée de 75 personnes, dont 35 techniciens en santé animale et 30 médecins vétérinaires, s'active au Centre vétérinaire Daubigny reconnu, notamment, pour ses soins de haut niveau et son département de comportement animal. L'hôpital qui reçoit, bon an mal an, plus de 10 000 chiens et chats est un centre de référence qui soigne les animaux nécessitant des traitements plus pointus que ceux offerts dans les cliniques vétérinaires de quartier.

Autre point à signaler. La salle d'attente est plutôt une salle d'accueil, fait remarquer Mathieu Ouellet.

En effet, le client et son animal de compagnie n'attendent jamais bien longtemps à cet hôpital. Les patients à quatre pattes sont vus par une technicienne en soin animal en moins de cinq minutes. En période de pointe, le délai dépasse rarement plus de 30 minutes.

Évidemment, une visite au Centre vétérinaire Daubigny risque de faire mal au portefeuille du maître. N'oublions pas, nous sommes ici dans le secteur privé. Pas surprenant que les compagnies d'assurances proposent de plus en plus de produits aux propriétaires de petits animaux.

Le coût des soins

Il y a un coût pour réparer la patte brisée de Fido.

Il y a aussi un coût pour réparer la jambe fracturée du maître.

Sauf qu'avec le système de santé publique au Québec et le programme universel de soins de santé à partir duquel les patients n'ont qu'à présenter une petite carte en plastique pour payer les services médicaux, personne n'a la moindre idée de ce qu'il en coûte réellement pour réparer cette jambe fracturée. Le patient a souvent l'impression qu'il s'agit d'un service gratuit.

Ce n'est pas le cas dans le privé où le client paie pour le service obtenu.

«Nous achetons les mêmes équipements médicaux pour diagnostiquer l'état de santé d'un chien ou encore pour le traiter que ceux qui sont utilisés dans les hôpitaux pour la santé humaine», explique le docteur Ouellet.

L'investissement de 10 millions $ permet d'accroître le panier de services spécialisés offerts aux animaux de compagnie. Ainsi, les maîtres n'auront plus à se déplacer vers Montréal ou ailleurs pour obtenir des soins spécifiques pour leur chien ou leur chat.

Le tout aura un effet d'attraction et de rétention auprès des vétérinaires spécialistes qui peuvent bâtir leur carrière à Québec. Le développement de nouvelles spécialités a notamment permis d'attirer dans la capitale des médecins vétérinaires venus des États-Unis et de l'Europe.

«Nous ne créons pas un besoin. Nous répondons à un besoin», signale Mathieu Ouellet.

«Les animaux de compagnie occupent une place importante dans la vie des gens. Les maîtres, on s'en rend compte, sont plus conscients de leur responsabilité à l'égard de l'état de santé de leur compagnon.»

Selon Statistique Canada, les Québécois ont dépensé plus d'un milliard de dollars pour leurs animaux en 2011. 

On comptait, en 2013, plus de 2,5 millions de chats et de chiens dans la Belle Province.

Et voilà GlobalVet...

Le Groupe vétérinaire Daubigny s'inspire du modèle de Familiprix pour propulser sa bannière GlobalVet.

Le Groupe vétérinaire Daubigny, c'est le Centre vétérinaire Daubigny.

C'est aussi un réseau de neuf succursales de soins de première ligne ayant pignon sur rue dans la région de Québec. Ces établissements appartiennent au Groupe vétérinaire Daubigny.

Et depuis l'année dernière, GlobalVet a fait son apparition. Déjà, une vingtaine de cliniques à travers le Québec affichent cette bannière. Il s'agit de cliniques appartenant à des vétérinaires propriétaires indépendants qui partagent la philosophie Daubigny en matière d'utilisation des nouvelles technologies et de stratégies de commercialisation.

Et ce n'est qu'un début, indique le Dr Martin Godbout, président et associé du Groupe vétérinaire Daubigny.

«Nous voulons faire profiter de la force du nombre aux propriétaires de cliniques de première ligne», explique-t-il en comparant le concept de GlobalVet à celui de Familiprix. Un modèle qui laisse beaucoup d'autonomie aux vétérinaires propriétaires qui bénéficient de nombreux avantages, notamment en matière de formation et de services offerts à leur clientèle.

Selon M. Godbout, la tendance dans le monde des cliniques vétérinaires montre que plusieurs d'entre elles font l'objet d'acquisition par des consortiums pour qui les soins offerts aux animaux ne sont pas la priorité.

«Nous voulons laisser la profession entre les mains des vétérinaires et aider la jeune génération à prendre la relève.»

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