Larian, le jeune studio qui voit grand

Toute l'équipe du studio québécois de Larian entoure... (Photo Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Toute l'équipe du studio québécois de Larian entoure le directeur Edgar De Smet (assis).

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(Québec) Le studio québécois du groupe belge Larian est à Québec depuis six mois et la petite équipe de 13 personnes fonctionne à plein régime, affirme le directeur du studio, Edgard De Smet.

L'équipe de Québec travaille déjà sur la prochaine version du jeu Original Sin qui a fait l'objet d'une campagne de financement sur KickStarter. «Nous avons atteint notre objectif de 500 000 $ en 12 heures à peine, raconte M. De Smet. En tout, nous avons amassé 2 millions $US pour créer Original Sin 2, tellement les joueurs nous ont appuyés dans la campagne.»

Ce jeu conçu pour PC sera porté sur les consoles PS4 et Xbox One et sortira dans les prochaines semaines. «Il s'agit d'une version améliorée où nous avons apporté des correctifs et ajusté le niveau tactique pour répondre aux attentes des joueurs», souligne le directeur du studio.

Pour ce qui est de la version Original Sin 2, ce sera un travail en collaboration entre les trois principaux studios de Larian, soit celui de la Belgique, celui en Russie et celui de Québec. Le quatrième, et plus petit studio, situé à Dublin en Irlande, est principalement constitué de scénaristes et d'auteurs. Car à la base d'un jeu, quel qu'il soit, il faut une histoire.

«Côté créatif»

Pourquoi Larian s'est-il installé à Québec? «C'est à cause de son côté créatif», estime M. De Smet. L'arrivée du studio a créé un engouement chez les chercheurs d'emploi, notamment chez les finissants des écoles orientées vers l'animation 2D et 3D, et le jeu vidéo. «En regardant les portfolios des jeunes, illustre M. De Smet, nous avons découvert de jeunes talents qui équivalaient à certains candidats qui auraient eu trois ou quatre ans d'expérience en studio en Europe. C'était impressionnant.»

La croissance du studio se fera par étapes, soutient le directeur. Des séniors ont d'abord été embauchés pour le démarrage des opérations. D'ici un an, le groupe devrait compter plus de 25 personnes et une quarantaine dans deux ans.

«Quarante personnes, ce sera le maximum d'employés, avoue M. De Smet. La maison mère préfère avoir plusieurs petits studios pour la polyvalence et la rapidité d'exécution. Avoir une centaine de personnes nécessiterait une structure trop imposante pour nos besoins. Nous voulons des studios à dimension humaine où les gens se sentent en famille. Chez Larian, tout le monde peut parler avec le président-directeur général sans devoir passer par une série d'intermédiaires.»

Si le studio travaille en collaboration avec les autres entités du groupe pour la sortie du prochain jeu, l'objectif à terme est de voir le studio lancer ses propres jeux originaux dès que possible.

Si les artistes et les concepteurs sont plus faciles à dénicher dans la région de Québec, M. De Smet admet que les programmeurs séniors sont plus difficiles à embaucher de ce côté-ci de l'Atlantique.

Pour l'instant, le directeur du studio se prépare à affronter la saison hivernale québécoise, ce qu'il n'a pas vraiment connu depuis son déménagement de la Belgique où il a travaillé pendant plus de huit ans chez Larian.

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