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Le Plan Nord, une grande séduction difficile

Le défi d'attirer les investisseurs au Québec ne... (Photothèque Le Soleil)

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Le défi d'attirer les investisseurs au Québec ne tient pas qu'au cycle baissier des métaux, assure le ministre Arcand. «Le problème n'est pas juste l'état de l'économie, c'est aussi qu'il y a bien du monde là-dedans. Les Africains sont agressifs, les Australiens ont augmenté leur production. On est pas tout seul à solliciter.»

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Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) La grande séduction des investisseurs étrangers n'est pas tâche facile pour le gouvernement québécois, qui peine à ficeler le financement des 17 projets miniers du vaste territoire du Plan Nord.

Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles,... (Collaboration spéciale Fanny Lévesque) - image 1.0

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Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, aussi responsable du Plan Nord, Pierre Arcand, était à Sept-Îles jeudi, pour inaugurer l'antenne régionale de la Société du Plan Nord.

Collaboration spéciale Fanny Lévesque

«C'est sûr que ça va toujours être une bataille continuelle pour aller chercher des investisseurs parce qu'on n'est pas tout seul dans le monde, a affirmé, en entrevue exclusive au Soleil, le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable du Plan Nord, Pierre Arcand. 

«[Le Plan Nord] ne veut pas dire croissance instantanée, il faut travailler fort pour ça. [...] Il y a des cycles, l'offre, la demande, on ne peut pas vivre dans un boum perpétuel», a-t-il poursuivi, rencontré jeudi à Sept-Îles en marge de l'inauguration de l'antenne régionale de la Société du Plan Nord. 

Québec ne lésine d'ailleurs pas sur les moyens pour promouvoir son projet phare aux quatre coins du globe depuis les derniers mois. Le premier ministre rentre tout juste d'une mission économique au Mexique et son ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, était notamment en Chine en septembre. 

Un groupe de six entreprises prévoit également se déplacer à New York d'ici la fin novembre pour tenter de recruter des partenaires à leurs projets. «Le démarchage doit se faire de façon continue, de façon permanente. On ne parle pas de petits projets, on parle de projets de milliards de dollars», rappelle-t-il. «Ça prend des contacts humains.» 

Et le défi d'attirer les investisseurs au Québec ne tient pas qu'au cycle baissier des métaux, assure le ministre Arcand. «Le problème n'est pas juste l'état de l'économie, c'est aussi qu'il y a bien du monde là-dedans. Les Africains sont agressifs, les Australiens ont augmenté leur production. On est pas tout seul à solliciter.» 

«Vendre sa salade»

Pourtant, Québec dit avoir plusieurs «atouts» pour se tailler une place sur l'échiquier mondial à commencer par l'accès à l'hydroélectricité et à des installations portuaires «extraordinaires» à Sept-Îles, porte de sortie maritime des grands projets miniers de la fosse du Labrador. 

«Le défaut du Québec, c'est souvent qu'on est loin des pays émergents, alors il faut s'assurer d'être compétitif, d'avoir des infrastructures de qualité et des coûts d'énergie corrects. Il faut vendre notre salade», lance Pierre Arcand. Et l'accès aux infrastructures, «la colonne vertébrale» du Plan Nord, doit se faire avec l'aide d'Ottawa, selon lui. 

«C'est un élément important, Québec ne peut être seul à investir. Si le développement nordique est une priorité canadienne, il va falloir que ça se reflète dans l'avenir.» Québec et Ottawa ont annoncé en juillet une aide de 26,5 millions $ pour les télécommunications au Nunavik. «C'est ce genre d'amélioration qui fait qu'on va avancer dans la bonne direction.»  

Plus d'exploration 

Le ministre Arcand a aussi dans ses cartons de garnir le portefeuille de ressources sur le territoire industriel du Plan Nord en favorisant l'exploration minière, qu'il souhaite augmenter de «façon significative». «Il faut qu'au prochain budget, on ait des crédits d'impôt pour l'exploration pour trouver de nouvelles sources de minerai de tout genre.» 

«On parle souvent de la déprime du fer ou de l'aluminium, mais il y a d'autres ressources qui sont en demande», a-t-il ajouté. Pour l'heure, Québec garantit que du concret découle du démarchage à l'international, mais refuse d'en préciser les détails, dans le contexte de concurrence mondiale.

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