Marc Dutil et la quête du temps qui passe

Lors d'un déjeuner-causerie de la Chambre de commerce... (Photo Le Soleil, Erick Labbé)

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Lors d'un déjeuner-causerie de la Chambre de commerce et d'industrie de Québec tenu au Château Frontenac, le président et chef de la direction du Groupe Canam, Marc Dutil, a parlé de la gestion de son temps et du sens qu'il accorde à chaque minute qui passe.

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(Québec) Il ne se passe pas une journée sans que Marc Dutil se fasse demander comment il trouve le temps d'accomplir autant de choses en 24 heures.

Jeudi, devant une salle comble lors d'un déjeuner-causerie de la Chambre de commerce et d'industrie de Québec tenu au Château Frontenac, le président et chef de la direction du Groupe Canam - et père de cinq enfants - a pris un peu plus de 20 minutes de son précieux temps - il était à Londres, mardi, et à New York, le lendemain - pour parler de la gestion de son temps et du sens qu'il accorde à chaque minute qui passe.

Un discours pour lequel il avait consacré plus de 60 heures de préparation et qui ne traitait pas une seule seconde de financement à long terme, d'exportation ou de recrutement de main-d'oeuvre.

Juste du temps. Une «ressource» pour laquelle tout le monde en redemande.

«Ma priorité, c'est de trouver un sens à ce que je fais», a-t-il expliqué en rappelant l'initiative prise par des entrepreneurs en formation à l'École d'entrepreneurship de Beauce (EEB) - dont il est le président fondateur - de construire un immeuble d'habitations à Lac-Mégantic pour donner un coup de pouce à la communauté ébranlée par le tragique accident ferroviaire survenu en juillet 2013. Le bâtiment porte le nom Habitation Gaétan Lafontaine et Joanie Turmel, deux des victimes de l'épouvantable drame. «Lors de l'inauguration, les parents de Joanie m'ont dit que le geste que nous posions donnait un sens à tout ce qui s'était passé. Cela a fait mon année!»

Pour Marc Dutil, «ce n'est pas le passage des minutes qui mange le temps, c'est la routine et le non-sens. Le temps, il se trouve dans les quêtes qui sont pleines de sens, en périphérie, là ou tout ralentit et tout redevient plus riche».

Magasinage et réseaux sociaux

Pour appuyer son propos, Marc Dutil a levé le voile sur son occupation du temps entre 2005 et 2015. 

Une période durant laquelle il a prononcé jusqu'à 35 conférences par année, il a consacré entre 100 et 200 heures à l'EEB, il a appris le mandarin à Pékin et il a lu plus de 400 livres.

Et sans oublier sa «vraie» job, celle de diriger l'entreprise de fabrication des composants métalliques de plus de 4000 employés dont le chiffre d'affaires affichera un peu plus de 1,4 milliard $ à la fin de l'année. Deux fois plus qu'il y a cinq ans.

Et le bilan de tout ça?

«Je suis 10 fois plus productif que la décennie précédente. J'ai bâti un solide réseau de partenaires. Je n'ai reçu aucune contravention pour excès de vitesse et ma conjointe me dit que je suis plus présent qu'avant avec la famille.»

Pour l'aider à gérer son temps, Marc Dutil ne déroge pas à certaines règles.

Dans son agenda, il y a toujours des moments consacrés aux inévitables imprévus. Les réseaux sociaux, c'est non merci pour lui. Il a même refusé sur-le-champ, il y a quelques années, la proposition de se transformer en dragon pour l'émission Dans l'oeil du dragon.

Le magasinage est une perte de temps pour Marc Dutil. Autant pour les vêtements que pour les véhicules. «Je magasine environ une demi-heure par année. Si je n'étais pas marié, je porterais le même linge très souvent!»

Le patron de Canam laisse aussi à d'autres le soin de gérer ses placements.

Par contre, il trouvera toujours un petit 15 minutes par jour pour «mettre son cerveau à off et niaiser sur son iPad».

Du temps, pour la famille, l'entreprise, la vie communautaire, il y a toujours pour Marc Dutil. Les voyages, les découvertes et l'enseignement, ses «sources d'énergie», occupent une grande place dans sa vie comme la pêche, les randonnées et le bricolage.

«Le temps, il est là devant nous. Il s'agit de le prendre et de faire quelque chose avec. Aujourd'hui, il ne suffit plus d'avoir un emploi, une maison ou un véhicule pour être heureux. Nous avons besoin de donner un sens à ce que nous faisons. Notre vie, on ne la vivra qu'une seule fois.»

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