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Le syndicat des fonctionnaires perd 2500 cotisants en un an

La présidente du Syndicat de la fonction publique... (Photothèque La Presse)

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La présidente du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, Lucie Martineau, estime que ce sont les services publics offerts à la population qui écopent des coupes gouvernementales.

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(Québec) Les politiques du Conseil du trésor heurtent directement et de plein fouet le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ).

À pareille date l'an dernier, il comptait 38 568 cotisants au sein de l'appareil public québécois. Aujourd'hui, il en regroupe 36 102, soit 6,39 % de moins, a appris Le Soleil.

Le SFPQ a accepté de lever le voile sur le nombre de ses cotisants dans les ministères et les organismes gouvernementaux assujettis à la Loi sur la fonction publique.

Il affirme que le gouvernement de Philippe Couillard sous-évalue grandement la diminution du nombre d'employés dans ces entités. Il en veut pour preuve la baisse de 2466 du nombre de ses propres cotisants dans les ministères et les organismes publics depuis 12 mois.

Ce sont les services publics offerts à la population qui écopent, soutient la présidente du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, Lucie Martineau.

De son point de vue, rien ne peut être plus précis pour évaluer les coupes gouvernementales que le nombre de cotisants à son syndicat.

Les employés «occasionnels» ont été particulièrement touchés, eux qui ne bénéficient d'aucune sécurité d'emploi et dont l'employeur peut disposer facilement.

Les personnes visées étaient des employés de bureau, des techniciens et des ouvriers; des gens qui, pour la plupart, fournissent des services aux citoyens, insiste le SFPQ.

Des contradictions

Selon des données récentes du Conseil du trésor, l'emploi dans les secteurs public et parapublic québécois diminue, mais pas autant que ce qu'enregistre le syndicat.

Sur une base annuelle, la baisse correspond à une réduction de 1484 «équivalents à temps complet», indique un document gouvernemental complété il y a quelques jours.

C'est en convertissant le nombre d'heures rémunérées en «équivalent à temps complet» - les fameux ETC -, et sur une base de 35 heures de travail par semaine, que le Conseil du trésor en est arrivé à ce chiffre.

D'après le Conseil du trésor, la ponction s'élève à près de 900 ETC dans la fonction publique à proprement parler - les ministères et les organismes gouvernementaux -, tandis qu'elle est de 604 dans les réseaux de la santé et de l'éducation, ainsi que dans les sociétés d'État.

C'est en comparant les chiffres du Conseil du trésor avec la baisse du nombre de ses propres adhérents dans la fonction publique que Lucie Martineau conclut que le gouvernement du Québec sous-estime les pertes d'emploi dans l'appareil d'État.

Au total, en comptant toutes les personnes qu'il représente (dans les municipalités régionales de comté ou encore à l'Agence du revenu du Québec, laquelle ne fait plus partie de la fonction publique à proprement parler), le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec regroupe quelque 42 000 membres.

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