PTP: des effets encore difficiles à cerner

Laura Boivin, propriétaire de Fumoir Grizzly, affirme que... (Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Laura Boivin, propriétaire de Fumoir Grizzly, affirme que l'entreprise s'apprête à tenter sa chance aux États-Unis.

Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Laura Boivin l'avoue d'entrée de jeu. Le Partenariat transpacifique (PTP), elle en avait très peu entendu parler avant ces derniers jours.

Contrairement, par exemple, à l'Accord économique et commercial entre le Canada et l'Union européenne qui avait fait l'objet de nombreuses publications.

Difficile, donc, pour la propriétaire de Fumoir Grizzly d'y voir un gain pour son entreprise spécialisée dans la préparation du poisson fumé et prêt à manger.

Laura Boivin sait toutefois que ses produits, notamment le saumon fumé, feraient des malheurs en Asie. «Ça, c'est certain», exprime-t-elle au Soleil.

Elle sait aussi qu'on ne s'improvise pas exportateur du jour au lendemain. «Les réglementions sur les produits alimentaires varient énormément d'un pays à un autre.»

Et elle sait surtout que le gouvernement du Canada, en permettant aux entreprises d'ici d'accéder à de nouveaux marchés, ouvre ses frontières au monde entier.

«Vais-je me retrouver en concurrence avec des entreprises étrangères qui ont des coûts de production pas mal moins élevés que les miens? Pour le moment, je m'interroge sincèrement sur la valeur ajoutée que va apporter le PTP à mon entreprise.»

Fumoir Grizzly a déjà exporté ses produits à l'extérieur du Canada. En France et à Panama, entre autres.

L'entreprise a battu en retraite, il y a quelques années.

Les États-Unis d'abord

Et voilà qu'elle s'apprête à tenter sa chance sur le marché américain. Ses cibles: la Floride, New York, la côte Est et la Californie.

«Nous estimons que c'est plus facile de faire des affaires aux États-Unis. C'est un marché que l'on connaît et qui est proche de nous. Les contraintes de transport et d'étiquetage sont moins grandes. Et il y a la dévaluation du huard par rapport au dollar américain qui constitue un avantage concurrentiel en notre faveur. C'est vraiment le temps d'attaquer le marché américain», explique Mme Boivin en n'écartant surtout pas du revers de la main l'idée d'aller faire craquer les consommateurs du monde entier pour le saumon fumé de Fumoir Grizzly de Québec.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer