PTP: croissance locale avant l'Eldorado étranger

Les fondateurs de Nutra-Fruit, Jean-François Veilleux et Yolande... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Les fondateurs de Nutra-Fruit, Jean-François Veilleux et Yolande Kougioumoutzakis, misent sur l'accroissement des ventes de leurs produits à la canneberge au Canada, aux États-Unis et en France.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Avant de songer à une expansion de ses affaires au Japon et à la conquête de nouveaux marchés dans les 10 autres pays qui signeront l'accord du Partenariat transpacifique (PTP), le président de Nutra-Fruit, Jean-François Veilleux, a d'autres chats à fouetter, comme le recrutement de 200 nouveaux employés d'ici la fin du mois d'octobre!

L'entreprise de produits de canneberges de Québec vient de signer des ententes avec les propriétaires de grands centres commerciaux - Oxford Properties et Cadillac Fairview, entre autres - pour l'ouverture de nouvelles boutiques éphémères durant la période des Fêtes.

De neuf - trois à Québec et six à Montréal -, Nutra-Fruit distribuera ses gelées, ses sirops, ses vinaigres, ses tartinades et ses canneberges séchées dans 22 points de vente à compter du mois de novembre.

Et, grande première, l'entreprise fondée par Jean-François Veilleux et sa conjointe Yolande Kougioumoutzakis fait son entrée dans les principaux centres commerciaux du centre-ville et de la banlieue de Toronto. «Nous doublons le nombre de boutiques éphémères à Montréal et nous en ouvrons une dizaine à Toronto», explique M. Veilleux au Soleil entre deux entrevues de recrutement.

L'entreprise qui compte sur une équipe d'une vingtaine d'employés à temps plein - à laquelle s'ajoutent tous ceux et celles qui travaillent dans les boutiques éphémères - vient de se donner les moyens de ses ambitions en déménagement son usine dans de nouveaux locaux sur la rue Watt, près du Costco. «Un investissement qui va nous permettre de quadrupler notre production.»

Déjà au Japon

Nutra-Fruit est présent sur le marché japonais depuis 2009. Lors d'un salon international de l'alimentation, un importateur d'Osaka a succombé à ses produits.

«Les exportations représentent 10 % de notre chiffre d'affaires. Nos produits se retrouvent aussi en France», fait remarquer M. Veilleux.

Le PTP fait la part belle aux producteurs et aux transformateurs de canneberges avec l'élimination des tarifs douaniers qui varient actuellement de 5 % à 30 % selon le pays signataire de l'entente.

À court terme, Nutra-Fruit n'entend pas lancer une offensive tous azimuts du côté de l'Australie, du Mexique, de la Nouvelle-Zélande, de Singapour ou du Viêtnam.

«Pour l'instant, nous suivons à la lettre notre plan de développement stratégique et nous misons principalement sur l'accroissement de nos ventes au Canada, aux États-Unis et en France.»

Aux géants d'ouvrir la voie

Il s'attend toutefois à ce que les poids lourds de l'industrie de la canneberge - les Ocean Spray, Fruit d'Or, Canneberges Atoka et Citadelle de ce monde - ouvrent rapidement la machine avec les jus, les fruits frais et congelés.

«Ces premiers transformateurs vont se charger de faire connaître la canneberge à des millions de personnes qui n'ont jamais goûté à ce petit fruit. En quelque sorte, nous allons nous coller à eux pour ensuite faire connaître aux consommateurs des produits différents, des produits fins», explique Jean-François Veilleux. «Si Nutra-Fruit est connue aujourd'hui en France, c'est qu'il y a eu un Ocean Spray qui a ouvert le marché.»

***

Du «bonbon»

Pour André A. Coutu, pdg du Groupe Export agroalimentaire Québec-Canada, une organisation qui accompagne 400 entreprises dans le développement de leurs affaires à travers le monde, le Canada ne pouvait pas passer à côté de l'accord du Partenariat transpacifique (PTP).

«C'est du bonbon», juge-t-il en signalant qu'au Québec, l'industrie agroalimentaire vend la majorité de ses produits à l'extérieur de la Belle Province, ce qui représente près de 15 milliards $. Une moitié aux États-Unis. L'autre moitié ailleurs sur la planète.

Au menu du PTP pour les produits agricoles et agroalimentaires, il y a notamment des réductions et des éliminations de droits de douane pour le sucre et le sirop d'érable, les préparations alimentaires, les produits de boulangerie, l'huile de canola, les produits de la canneberge et les jus de fruits, ainsi qu'un accès élargi aux marchés pour le porc, le chocolat et autres préparations alimentaires contenant du cacao, ainsi que les confiseries.

En mission commerciale en Europe, le directeur des ventes de Decacer, Louis Turenne, a souligné au Soleil que la baisse des tarifs douaniers sur le sirop et le sucre d'étable au Japon constituait un «élément avantageux».

«Le taux est présentement de 17,5 % pour le sirop d'érable et de 20 yens (21 ¢) le kilogramme pour le sucre. L'élimination graduelle des droits sur une période de deux ans devrait faire baisser les prix de détail et ainsi accroître la consommation.»

Entreprise de transformation de Lévis, Decacer fabrique, entre autres, des flocons d'érable et des bonbons.

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