Mine Arnaud à Sept-Îles: vers une relance du Plan Nord

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Le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust

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<p>Fanny Lévesque</p>

(Québec) Québec mise sur le démarrage de la mine Arnaud à Sept-Îles et la reprise des activités du site minier du lac Bloom à Fermont pour relancer son fameux Plan Nord. Le gouvernement va jusqu'à ouvrir la porte à une participation de l'État dans l'un ou l'autre de ces projets porteurs de centaines d'emplois.

«S'il faut que je prenne une participation en actions, je vais le faire», a affirmé au Soleil, le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust. «Je suis prêt à regarder toutes les situations [...] Le Plan Nord est une priorité et la région de Sept-Îles, il faut qu'on la fasse revivre», a poursuivi le ministre. 

Jacques Daoust a précisément tablé sur ces deux projets miniers de la Côte-Nord «pour faire la promotion» du Plan Nord auprès de l'ingénieur en chef du ministère du Territoire et des Ressources de la République populaire de Chine, Peng Qiming, qu'il a rencontré dans le cadre de sa mission économique en sol chinois, d'où il rentre tout juste. 

«Une des particularités de la Chine, c'est que si on veut leur parler d'affaires, il faut leur arriver avec des projets précis, a expliqué le ministre. Ces deux mines-là sont prêtes à opérer. Ce dont j'ai besoin, c'est d'un bon opérateur minier, et le gouvernement est prêt à être partenaire», un avantage «sécurisant» pour les investisseurs chinois, selon lui. 

«Jamais trop tard»

Cliffs Natural Resources, qui exploitait la mine du lac Bloom, est toujours au coeur d'un processus de liquidation légale de ses actifs. Même si les propositions des repreneurs intéressés ont été déposées à la Cour supérieure en juillet, Jacques Daoust est d'avis «qu'il n'est jamais trop tard» pour «arriver avec une bonne offre». 

«Le travail du juge est de minimiser les dommages, alors si j'arrive avec un grand joueur international, on va l'accueillir à bras ouverts, a-t-il soutenu. J'ai besoin que cette mine-là reparte avec un investisseur sérieux.» La fermeture de la jeune mine de fer en décembre s'est traduite par la perte de 600 emplois au Québec. 

«Partenaires potentiels»

Selon Jacques Daoust, les Chinois seraient aussi des «partenaires potentiels intéressants» dans l'exploitation du gisement d'apatite de Mine Arnaud, qui est à la recherche d'un troisième investisseur pour démarrer le projet de 850 millions $. «En Chine, il y a 1,3 milliard de personnes qui ont besoin de trois repas par jour, avance le ministre. 

«L'apatite, c'est un fertilisant [utilisé dans la production d'engrais], c'est quelque chose qu'on a besoin tout le temps, ce n'est pas un produit cyclique», a-t-il ajouté. Mine Arnaud est déjà propriété à 62% d'Investissement Québec et de la Norvégienne Yara International ASA, qui prévoit acheter entre 40 et 50 % de la production. 

Jacques Daoust assure que les Chinois se sont montrés «très intéressés» lors de la rencontre, qui aura duré une bonne heure. «Je n'ai pas de garanties de résultats, mais je peux vous garantir que je leur ai donné des outils», a-t-il martelé. M. Qiming dispose d'un important «pouvoir d'influence», selon le ministre.

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