WaterShed Monitoring: de la goutte de pluie au robinet

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Anna Scheili (à gauche), qui a fait son doctorat sur la qualité de l'eau, vient d'être embauchée pour la suite du développement des projets de l'entreprise fondée par Sonja Behmel.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) L'entreprise en démarrage WaterShed Monitoring vient d'effectuer un décollage à la verticale qui pourrait la propulser rapidement vers les sommets comme entreprise.

La fondatrice de la compagnie, Sonja Behmel, met ses espoirs dans la technologie qui permet de réunir dans une même plateforme d'analyse des données disparates sur l'analyse de l'eau et sa qualité, que ce soit pour l'eau de ruissellement, celle des lacs, des rivières, l'état des bassins versants, même l'eau des usines de traitement et des points d'analyse sur le réseau d'aqueduc de n'importe quelle municipalité.

C'est comme s'il devenait maintenant possible de suivre la qualité d'une goutte d'eau à partir de la pluie jusqu'au robinet de la personne qui prend un verre d'eau pour étancher sa soif.

«Les recherches des dernières années nous ont permis de trouver le moyen de stocker les données pour les analyser dans un système multicouche incluant la géolocalisation, de sorte que les gestionnaires peuvent prendre des décisions éclairées rapidement», soutient Mme Behmel. «Nous avons un système ou la structure des données est béton pour les prises de décision.»

Dans les systèmes actuels, les données sur la qualité de l'eau proviennent de plusieurs sources et les gestionnaires doivent manipuler plusieurs sources avant d'avoir un portrait clair de la situation.

Mme Behmel donne l'exemple du problème survenu à Longueuil. Avec un outil comme le sien, plusieurs citoyens n'auraient pas eu besoin d'utiliser l'eau en bouteille, car leur secteur n'était pas affecté. Les gestionnaires auraient pu prendre des décisions plus rapidement alors que les citoyens en quelques clics auraient su si leur résidence était touchée.

«Les fusions municipales et l'interconnexion des réseaux amènent une nouvelle problématique, ajoute-t-elle. Et la décision du gouvernement d'exiger pour toutes les municipalités d'avoir une étude de vulnérabilité de leur eau potable de la source au robinet en incluant le réseau de distribution nous met en excellente position pour fournir les outils d'analyse et de gestion.»

Plus encore, WaterShed Monitoring est en négociation pour un partenariat avec Xylem, l'une des plus grandes entreprises au monde de fabrication d'appareils de collecte de données des réseaux de distribution. «Leurs appareils envoient de l'information que nous pouvons traiter avec d'autres éléments d'analyse pour aider les gestionnaires dans l'évaluation la qualité de l'eau. Cela ne s'est jamais fait avant.»

En même temps, il y a des négociations avec la Ville de Québec pour que l'entreprise et ses solutions fassent partie de la vitrine technologique de la Ville. Ainsi WaterShed Monitoring aurait une plus grande visibilité et pourrait se servir des infrastructures de la ville pour d'autres séries d'essais comme le veut le programme de la vitrine technologique de Québec.

Projet de maîtrise

L'idée de toute cette aventure est née d'un projet de maîtrise en géographie de Mme Behmel. Elle a approché l'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL) qui gère quelque 240 stations d'échantillonnage pour développer son logiciel d'analyse.

Elle aura mis cinq ans de réflexion et de travail de développement pour arriver avec un produit solide pour gérer plusieurs bases de données et en tirer les informations pertinentes.

Mme Behmel vient d'embaucher Anna Scheili qui a fait son doctorat sur la qualité de l'eau pour la suite du développement des projets de l'entreprise. Elle peut compter aussi sur des associés comme Hervé Dandjinou, spécialiste de la gestion de l'eau; son frère Rüdiger Behmel, pdg d'entreprises en développement de logiciels et la commercialisation de produits de niche; et l'avocat Christian Saraïlis.

Pour l'instant, WaterShed Monitoring consacrera ses efforts au Québec et au Canada, mais aussi en Allemagne pour faire une percée sur l'Europe. En même  temps, elle lorgne du côté des États-Unis dans la mesure où les négociations du partenariat avec Xylem pourraient lui ouvrir rapidement des portes. Par la suite, ce sera l'Asie car, estime-t-elle, «l'avenir est prometteur du côté des solutions d'analyse de la qualité de l'eau potable».

En même temps, Mme Behmel continue ses recherches au doctorat pour mettre au point un autre logiciel qui sera complémentaire à ce que WaterShed Monitoring propose.

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