Tourisme: les événements majeurs réclament plus d'argent

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Les événements majeurs de la capitale faisant partie du regroupement sont : le Festival d'été de Québec, les Fêtes de la Nouvelle-France (photo), ComediHa! Fest-Québec, les Grands Feux Loto-Québec et le Carnaval de Québec.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI) prévient les gouvernements provincial et fédéral du risque de voir disparaître certaines manifestations importantes à court ou moyen terme, sans une aide financière accrue.

Le président-directeur général du RÉMI, Martin Roy, a lancé cet avertissement, dimanche, au terme du Festival western de Saint-Tite, un des 28 membres du regroupement. Selon lui, une dizaine de manifestations culturelles ou sportives majeures du Québec enregistrent «encore» un déficit en 2015.

Les événements majeurs de la capitale faisant partie du regroupement sont : le Festival d'été de Québec, les Fêtes de la Nouvelle-France, ComediHa! Fest-Québec, les Grands Feux Loto-Québec et le Carnaval de Québec. Ces deux derniers ont fait parler d'eux pour leurs difficultés financières. On apprenait au début du mois que le Carnaval a connu un déficit d'opération de 500 000 $ l'hiver dernier.

M. Roy souligne que la mise en faillite au printemps de l'événement Divers/Cité à Montréal après 20 ans d'existence pourrait être le début d'une série de disparitions. Au fil des ans, déplore-t-il, le financement public des événements majeurs est passé de 24 % à 16 %.

Déficit en hausse

En 2013, le déficit moyen des membres du RÉMI s'élevait à 1,1 % de leur budget. Il était de - 0,3 l'an passé. «Pourtant, on ne devrait pas être considéré dans la colonne des dépenses. Nous sommes dans celle des revenus», soutient le pdg.

Il s'appuie sur une étude de 2013 qui indique que chaque dollar investi rapporte 2,50 $ dans les coffres du gouvernement. Sur les 362 millions$ que génèrent ces événements,202,3 millions $ sont des retombées touristiques directes et 159,8 millions $ sont dépensés en frais d'exploitation. Ce qui fait dire à M. Roy que les succès de foule de certains événements sont trompeurs de leur rentabilité. «La popularité croissante des grands événements peut laisser croire que tout va bien, mais il n'en est rien. Les organisations ne peuvent supporter des déficits à répétition», signale-t-il.

Cette sortie du RÉMI survient à un mois du dépôt par Québec de la révision du modèle d'affaires et de la gouvernance en tourisme. Diverses avenues de financement pourraient être annoncées.

Le Regroupement profite aussi des élections fédérales pour lancer le message clair aux partis qu'il faut parler de tourisme. À ce sujet, M. Roy réclame un vaste plan - qui inclurait la mise en place d'un programme consacré aux événements - ayant pour objectif de ramener le Canada au top10 des destinations internationales. Selon le RÉMI, le pays a chuté de la 8e à la 18e place durant la dernière décennie.

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