Nouvel outil pour la prospection immobilière

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Le site Web monprospecteur.com est simple à utiliser pour choisir les régions et ajouter les critères de sélection afin de dénicher une aubaine.

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(Québec) Les investisseurs à la recherche de bonnes affaires dans le monde de l'immobilier doivent se farcir des recherches manuelles sur le site en ligne du Registre foncier du Québec.

Il faut du temps, de la patience et de l'argent, car l'outil de recherche ne permet pas de cibler adéquatement les secteurs intéressants. Sans compter que le site en ligne limite ses heures d'ouverture en semaine et qu'il n'est pas accessible le dimanche.

Dès lundi, cet irritant disparaîtra pour les chercheurs d'aubaines qui s'abonneront au site monprospecteur.com, un outil qui permet de cibler aussi précisément qu'une rue ou un quartier n'importe où dans la province pour dénicher la perle rare à acheter à un bon prix.

Une fois les critères choisis dans le compte d'utilisateur, l'investisseur recevra une alerte par courriel avec tous les documents nécessaires pour se faire une idée et déposer une offre.

Les trois cofondateurs de l'entreprise, Joanie Paradis, Gabriel Savoie et Marcelo Lopes, ont mis au point cet outil de prospection immobilière qui extrait quatre éléments pour effectuer un choix d'investissement : les avis de 60 jours des créanciers, les reprises de finances, les hypothèques légales et les successions.

«Je m'intéresse à l'investissement dans l'immobilier depuis un certain temps», explique Joanie Paradis en entrevue. «Mais je trouve harassant de devoir cliquer sur une série de numéros dans le registre foncier et payer 1 $ du clic pour obtenir des informations qui ne m'intéresse pas. Il devait avoir moyen de faire mieux et plus efficacement.»

C'est lors de l'événement Start-up Weekend à l'Université Laval en 2013 qu'elle rencontre les programmeurs Gabriel Savoie et Marcelo Lopes alors qu'elle souhaite lancer un outil de calcul des valeurs immobilières. Son projet ne suscite pas d'intérêt de la part des investisseurs qui soumettent l'idée d'un outil qui faciliterait la découverte des aubaines dans le marché.

Alerte sur le téléphone

De fil en aiguille, de discussion en réunion, l'idée fait son chemin, et les trois comparses planchent sur l'outil de recherche Mon Prospecteur. Depuis quelques mois, des utilisateurs se servent de l'outil dans sa phase de test pour la région de Québec. L'un d'eux, en recevant l'alerte sur son téléphone, apprend qu'une propriété dans le secteur convoité pourrait être à vendre. Il fait donc une visite dans les minutes suivant le message et fait une offre qui sera acceptée.

«C'est ce genre d'événement que nous voulons provoquer», disent les trois cofondateurs accompagnés d'un nouveau partenaire d'affaires, Jean-Sébastien Roy. «Nous voulons faire en sorte que les chasseurs d'aubaines aient une longueur d'avance sur l'inscription des propriétés dans les sites de courtage immobilier.»

Une fois inscrit et abonné, l'utilisateur peut choisir une ou plusieurs régions, délimiter des secteurs précis, choisir s'il veut des alertes sur des immeubles commerciaux, locatifs ou des maisons unifamiliales ou des condos. Les critères sont nombreux, et les alertes par courriel sont automatiques dès que les critères correspondent lors d'une inscription au registre.

Dans l'avenir, l'équipe songe à ajouter d'autres sources documentaires pour aider les investisseurs à faire leur choix dans leur prospection immobilière.

Actuellement, l'abonnement est de 47 $ par mois, et les transactions s'effectuent par PayPal. On peut consulter le site à l'adresse www.monprospecteur.com

Analyse : un site Web qui ferme à 23h...

À l'ère de l'analyse des données de masse (big data), de l'infonuagique qui rend accessibles les données de partout sur la planète, même dans la Station spatiale internationale; au moment où les objets connectés transmettent de l'information 24 heures sur 24, un site Web du gouvernement du Québec n'est ouvert que de 8h à 23h en semaine, jusqu'à 17h le samedi, tout en étant fermé le dimanche : le site du registre foncier du Québec.

Cherchons l'erreur.

Le premier ministre Philippe Couillard parle d'une plus grande accessibilité du gouvernement en ligne. La ministre de la Culture, Hélène David, lance des projets de diffusion de la culture pour joindre tous les Québécois, peu importe leur lieu de résidence. Le ministre de l'Allègement réglementaire, Jean-Denis Girard, veut se servir du Web pour faciliter l'accès aux services gouvernementaux par les entrepreneurs.

Quelqu'un aurait-il manqué quelques communiqués à l'interne au bureau du registre foncier qui relève du ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand?

Qu'un service physique avec un préposé au guichet soit limité dans le temps, cela se conçoit aisément. Mais un site Web qui ferme une partie de la journée, il y a de quoi faire un saut.

Interrogé par Le Soleil, un porte-parole administratif du bureau du registre foncier a indiqué qu'il s'agissait d'un règlement. Lequel? Il ne pouvait le dire avec assurance. «C'est pour maintenance du site», avance-t-il. Une fois par mois, pendant quelques heures, pour régler un problème physique sur les serveurs ou mettre à jour une base de données corrompue, ce pourrait être plausible, mais rare.

La technologie permet de faire la maintenance de serveurs dans une ferme de serveurs ou un centre de données sans perte de service. Les copies de secours se font sur un site «vivant», disent les spécialistes. Sans compter tous les outils de réplication et de redondance dont se servent les gestionnaires de données pour s'assurer de ne rien perdre.

À moins d'une inondation, comme l'a vécu le ministère des Transports parce que son centre de données était dans un endroit pas assez sécuritaire contre ce genre de pépins, personne ne ferme un site Web pour une maintenant 9 heures par jour tous les jours et pendant 36 heures la fin de semaine.

Par exemple, le site du Soleil est mis à jour rapidement selon les actualités de l'heure, de l'aube jusque tard en soirée, sauf la nuit. Le site demeure accessible 24 heures sur 24 partout sur la planète. Les prises de copies de sécurité se font automatiquement, la redondance des informations est assurée par la gestion informatique. Rarement le site a été en panne pour une longue période dans la même journée, même lorsque Le Soleil a créé son site Web en décembre 1996.

Perte de revenus

Que les données du registre ne soient pas mises à jour les soirs et les fins de semaine, personne ne montera aux barricades. Que le soutien technique ne soit pas présent en tout temps, ce peut être tolérable. Mais que le site soit fermé alors que les usagers doivent payer 1 $ du clic pour accéder aux informations, cela signifie que quelqu'un n'a pas compris la valeur des transactions en tout temps.

Au fait, les sites des institutions bancaires ne ferment jamais. Pourtant, on y traite des informations plutôt importantes.

Le Soleil n'a pas reçu de réponse du cabinet du ministre Arcand pour faire la lumière sur cette incongruité à l'heure du numérique où le Web est accessible en tout temps.

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