Les missions commerciales de l'Université Laval ont un pouvoir d'attraction sans frontières

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La directrice générale des Missions commerciales de l'Université Laval, Geneviève Marcotte, le directeur du développement des affaires pour Pran, Alexis Corradi, et le vice-président des ventes et du marketing de Pran, Robert Pelbois

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Le pouvoir d'attraction des Missions commerciales de l'Université Laval n'a plus de frontière.

Alexis Corradi, un Français vivant en Roumanie, a quitté son coin de pays, à l'automne 2015, dans l'espoir de se joindre à l'équipe de jeunes agents de développement qui épaulent les entreprises québécoises désireuses d'aller vendre leurs produits à l'étranger.

Il a pris un risque, car les candidats sont toujours plus nombreux que les places disponibles.

«Cette année, nous avons reçu 125 candidatures pour les 40 postes disponibles au sein de l'équipe qui mettra le cap sur la Corée du Sud, l'Inde et le Mexique», signale la directrice générale des Missions commerciales de l'Université Laval, Geneviève Marcotte.

Heureusement, la candidature d'Alexis Corradi a été retenue.

L'étudiant inscrit à la maîtrise en administration des affaires (gestion internationale) a pu accompagner la compagnie Systèmes Pran, de Québec, dans sa conquête du marché mexicain. Dès qu'il a complété sa mission exploratoire de trois semaines dans ce pays et qu'il a remisé son habit d'agent de développement, Systèmes Pran l'a embauché. Il est aujourd'hui directeur du développement des affaires pour l'Amérique latine. Et le seul dans la boîte d'une trentaine d'employés à parler l'espagnol.

Emploi à la clé

«Honnêtement, je n'étais pas parti pour rester ici», raconte au Soleil l'homme de 21 ans. «L'opportunité qui s'est offerte grâce à la mission commerciale a changé mon parcours de vie.»

Geneviève Marcotte fait remarquer qu'un agent de développement sur deux reçoit une offre d'emploi au terme de son mandat d'un peu plus de six mois. Une période durant laquelle les 40 étudiants venant de diverses facultés sont plongés dans le bain du commerce international.

En effet, en plus de vivre une expérience concrète, de réaliser des études de marché et de préparer des plans d'affaires, les agents de développement reçoivent une formation donnée par une brochette de spécialistes en commerce international. Ils peuvent aussi peaufiner leurs connaissances de l'anglais ou de l'espagnol.

«Il faut que les jeunes soient super motivés, car ils doivent s'attendre à y consacrer 20 heures par semaine. Ça s'ajoute, bien sûr, à leurs cours dans leur domaine d'études respectif», explique Geneviève Marcotte.

Les agents de développement apprennent, aussi, à développer leurs habiletés de vente. Non seulement doivent-ils aider l'entreprise mandante à commercialiser ses produits à l'étranger, mais ils doivent préalablement convaincre les entreprises d'ici à leur faire confiance.

À bon compte

Il n'y a pas que les jeunes qui rêvent aux Missions commerciales de l'Université Laval.

Les entreprises, aussi, y trouvent leur compte. Et pour pas cher. À peine 7300 $ pour couvrir les dépenses relatives au déplacement de l'agent et les frais de subsistance à l'étranger.

Elles ont été 550 à bénéficier des services d'un agent de développement depuis la création, en 1997, des Missions commerciales de l'Université Laval, une entreprise sans but lucratif distincte de l'Université Laval. Parmi elles, Biscuits Leclerc, Maison Laprise et Canac.

«Manifestement, les entreprises ont besoin de ressources pour faire du développement international. La perle rare n'est pas facile à dénicher. Grâce aux Missions internationales, les compagnies peuvent compter sur les services de jeunes fraîchement sortis de l'université qu'elles connaissent bien et qu'elles peuvent continuer à modeler en fonction de la culture de l'entreprise», mentionne Geneviève Marcotte.

Des résultats encourageants

Avant la venue d'Alexis Corradi, Systèmes Pran jonglait à l'idée d'aller tâter le terrain mexicain depuis quelques années.

L'entreprise de Québec spécialisée dans la fabrication d'équipement électronique et d'intégrateurs de systèmes de commande destinés aux fabricants de matériel de transport et de machinerie lourde. Elle exporte déjà ses produits aux États-Unis, en Europe et en Australie.

«L'arrivée d'Alexis nous donnait l'occasion de passer à l'action», souligne le vice-président des ventes et du marketing, Robert Pelbois.

Pendant six mois, Alexis Corradi s'est affairé à évaluer le potentiel d'une percée mexicaine et à rechercher de futurs partenaires et clients. Au Mexique, pendant trois semaines, il a pu valider ses travaux. Avec Robert Pelbois, il a fait la tournée des entreprises avec lesquelles Systèmes Pran pourrait brasser des affaires.

«Les résultats sont encourageants. Cet été, nous avons revu des clients potentiels que nous avions rencontrés à l'occasion de la mission exploratoire. De plus, nous avons actuellement des unités en démonstration dans deux entreprises mexicaines.»

M. Pelbois précise toutefois que l'accueil d'un jeune agent de développement constituait une responsabilité pour l'entreprise. Un encadrement serré est nécessaire pour s'assurer du succès de la mission.

«Malgré toutes ses qualités, je ne pouvais laisser Alexis à lui-même. Au sein de l'entreprise, nous avons révisé nos priorités afin que, pendant quatre mois, je puisse lui consacrer en moyenne une journée entière par semaine.»

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