Les boutiques L'Ensemblier en faillite

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L'une des deux boutiques L'Ensemblier de Sept-Îles était fermée mercredi matin.

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Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) Une page de 42 ans d'histoire se tourne à Rimouski avec la fermeture définitive des boutiques L'Ensemblier, un fleuron de l'économie dans l'Est-du-Québec.

En restructuration légale depuis mars, l'entreprise de la famille Lebel a été acculée à la faillite, mardi. Les propriétaires ont dû se résoudre à remettre les clés de leurs 26 derniers magasins au Québec et au Nouveau-Brunswick. Pas moins de 125 emplois sont perdus, principalement dans l'Est, qui comptait une bonne quinzaine d'enseignes. Le siège social de la rue Tessier à Rimouski est également fermé. 

«C'est avec beaucoup de tristesse que nous devons aujourd'hui [mardi] vous faire part de la fin d'une belle aventure», ont écrit sur la page Facebook de L'Ensemblier Kathleen et Serge Lebel, avant de remercier leurs partenaires, employés et clientèle. «Nous avons vécu avec vous de bons moments, qui resteront gravés dans nos coeurs pour toujours», ont-ils poursuivi, provoquant une vague de sympathies sur le réseau social. 

Le marché «difficile et incertain» du vêtement n'est pas étranger aux difficultés rencontrées par l'entreprise, qui avait placé ses bannières L'Ensemblier et Signal, sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité, en septembre 2014. Au printemps, les créanciers s'étaient prononcés en faveur de la proposition du syndic, Raymond Chabot.

«Il y a eu quand même un grand ménage de fait, a fait valoir le syndic, Stéphane Gauvin. Mais, ça n'a pas été suffisant pour assurer la rentabilité». En cours de restructuration, la compagnie avait abandonné l'enseigne Signal, en plus de fermer une vingtaine de ses 45 magasins. Le nombre d'employés était à l'époque passé de 300 à 125. 

Un choix «déchirant»

Malgré les efforts, la dette de l'entreprise s'élève maintenant à 5 millions $. «Ç'a été très déchirant pour eux [les propriétaires], a commenté M. Gauvin. Ça n'a pas été une décision facile à prendre, ils ont tous fait, jusqu'à la dernière minute, pour tenter de trouver un nouvel acquéreur et conserver les emplois, mais ça n'a pas fonctionné». 

La perte d'un «pilier»

«Pour nous, c'est la perte d'un pilier de l'économie. [...] Le commerce de détail est particulièrement difficile et vit une restructuration en profondeur», a réagi la présidente de la Chambre de commerce et de l'industrie de Rimouski-Neigette, Chantal Pilon. «Faut sortir des sentiers battus, faire les choses différemment, le marché est vraiment difficile.»

Ce secteur d'activité a d'ailleurs déjà perdu des plumes dans le Bas-Saint-Laurent avec l'enseigne Pentagone qui a été vendue en 2008 et Les Entreprises Vagabon qui sont aussi au coeur d'une restructuration légale, «toutes des bannières rimouskoises». 

Les employés de L'Ensemblier ont pu toucher leur dernière rémunération et leur «paie de vacances», a précisé M. Gauvin. L'assemblée des créanciers aura lieu le 8 octobre à Rimouski. Pour l'heure, le syndic a pris possession des magasins.

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