Pas de lobby de la SAQ contre la vente libre de vins du Québec, assure Couillard

Le document de la commission permanente de révision... (Photothèque La Presse, Sarah Mongeau-Birkett)

Agrandir

Le document de la commission permanente de révision des programmes observe un plafonnement du dividende que la SAQ.

Photothèque La Presse, Sarah Mongeau-Birkett

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Il n'y a «absolument pas» de lobby de la Société des alcools du Québec (SAQ) pour empêcher la vente libre de vins québécois, assure Philippe Couillard, alors que s'apaisent les tensions entre deux de ses ministres à ce sujet.

Le premier ministre promet que le projet de loi pour autoriser la vente directe par les producteurs québécois de boissons alcoolisées artisanales dans les dépanneurs, les épiceries et les restaurants sera bientôt déposé. Une promesse électorale qui avait même été l'objet d'un projet de loi privé du député libéral Stéphane Billette en 2013, alors dans l'opposition. 

«Ça fait longtemps que c'est attendu, on va le livrer», a promis le premier ministre. 

En début de journée, son ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis, s'est expliqué sur la critique adressée la veille à son collègue des Finances, Carlos Leitao. M. Paradis imputait à ce dernier les retards dans le dossier.

«Le porteur du ballon, c'est le ministre des Finances, avait lancé M. Paradis. Depuis novembre passé, il reste un seul sujet à trancher. (...) Le ministre des Finances doit trancher entre une signature qu'il a déjà apposée à un document et le lobbying de la SAQ.» 

Après discussion avec son collègue, lundi soir, M. Paradis a dit comprendre que l'ajout d'un volet lié aux microbrasseries a compliqué le dossier. «On a tous les deux mis un peu d'eau dans notre vin, et on continue à progresser et à travailler ensemble sous l'oeil bienveillant du bureau du premier ministre», a souligné M. Paradis. 

À son arrivée au caucus libéral, le ministre des Finances a aussi affirmé être au diapason avec son collègue. Les délais s'expliquent aussi par l'importance de ne pas contrevenir à des traités commerciaux internationaux et par la difficulté à bien définir ce qu'est un producteur artisanal, a-t-il expliqué. 

«Je comprends l'impatience de tout le monde, incluant la nôtre, mais c'est bien plus efficace de mettre en place quelque chose qui se tient que d'improviser, faire n'importe quoi et devoir faire des changements par la suite», a déclaré M. Leitao. 

Pas de pression

Contrairement à ce que M. Paradis a soutenu, le ministre assure ne pas être sous pression de la part de la SAQ. «Il n'y a pas de lobby de la SAQ, assure M. Leitao. Nous, l'État, nous sommes actionnaires de la SAQ. L'entreprise fera ce que l'actionnaire lui dira de faire.»

Le ministre Paradis a par ailleurs demandé l'assentiment du commissaire à l'éthique et à la déontologie avant d'intervenir dans le dossier. Son frère, Denis, ex-député du Parti libéral du Canada, est le producteur du vignoble Domaine du Ridge, dans Brome-Missisquoi. La caution de commissaire suffit au premier ministre pour répondre aux questions sur les conflits d'intérêts.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer