Club Med ski au Massif de Charlevoix: «le dossier n'est pas mort, au contraire»

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Claude Choquette, président du Groupe le Massif

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(Québec) Le Club Med et le Massif de Charlevoix continuent leur marathon de négociations afin d'implanter le premier village de ski de la bannière en Amérique du Nord, qui deviendrait par le fait même le premier Club au Canada. «Le dossier n'est pas mort et il n'a jamais reculé en trois ans, au contraire.»

L'optimisme de Claude Choquette, président du Groupe le Massif, est loin d'être ébranlé par la lenteur des pourparlers. Même que selon lui, le long processus n'a rien d'anormal. «La moyenne de temps que ça prend pour régler un dossier Club Med ski, c'est cinq ans en Europe», a-t-il souligné, dimanche, en entrevue au Soleil. «Dans le cas d'un premier Club Med ski en Amérique du Nord, ça va faire trois ans au mois de novembre. Je ne crois pas que c'est hors normes. Je vous assure que le dossier n'est pas mort.»

Club Med, entreprise française, est passée à des intérêts chinois l'hiver dernier. La société d'investissements Fosun a presque entièrement avalisé les plans de développement pour l'Amérique du Nord, y compris un premier village de ski au Québec, dans Charlevoix. «Les Chinois semblent très intéressés parce que la cadence a comme accéléré», a constaté M. Choquette.

Des représentants du Groupe Le Massif et du Club Med se sont rencontrés début juillet pour une nouvelle ronde de négociations. «Je dois vous dire qu'on a encore franchi un pas important vers, nous l'espérons, vers un règlement. On a ciblé ce qui nous restait à régler. [...] Ils [le Club Med] sont toujours aussi enthousiastes qu'il y a trois ans.»

Alors qu'est-ce qui accroche? «C'est beaucoup au niveau financier, au niveau du risque à prendre de part et d'autre. [...] C'est sûr qu'on aurait voulu que ça aille plus vite. Mais on ne serait plus à la table si on ne voyait pas un avancement continuel», a plaidé M. Choquette.

L'implantation d'un Club Med ski nécessiterait environ 120 millions $ d'investissements. C'est sur la part que chacun aura à assumer qu'il faut s'entendre. «Pour eux, ils voient les retombées globales. Autant à la région, à l'aéroport et pour la province. Mais elles ne vont pas dans la poche de tous les actionnaires du projet», a expliqué l'homme d'affaires. «Ce qui est important, c'est qu'on est toujours autour de la table. Il faut marier nos cultures. [...] J'ai toujours dit à tout le monde qui m'en a parlé : c'est très difficile d'équilibrer les risques. Dès le début de la négociation, il y avait une liste importante de conditions à régler.» Plusieurs d'entre elles ont été réglées.

Le gouvernement du Québec a aussi son rôle à jouer dans la négociation. Le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, a d'ailleurs rencontré les dirigeants Club Med à Paris, en mars.

Et comme le Club Med n'a aucune adresse au Canada, encore moins au Québec, «il y a une certaine éducation de leur part à faire avec nos lois et règlements. Tout leur système de taxes ne fonctionne pas de la même façon. Il y a des règles fiscales à analyser. Le comprendre, c'est une chose, mais le vivre, c'est autre chose aussi», a soulevé le président du Groupe.

L'intérêt est là

L'intérêt des Chinois et du Club Med est on ne peut plus clair. La Presse Affaires rapportait en juillet que des représentants du Club Med, notamment son pdg Henri Giscard d'Estaing, s'étaient inscrits au Registre des lobbyistes du Québec, spécialement pour le projet du Massif.

S'il ne peut avancer d'horizon pour l'arrivée d'un Club Med, Claude Choquette dit déjà préparer le terrain. «On a pris beaucoup de décisions pour assurer la croissance et le développement de notre projet.»

En attendant, le Massif s'attend à une grosse saison cet hiver. Le groupe veut changer l'image voulant que le site de Petite-Rivière-Saint-François se résume à une montagne de ski. «On veut essayer de faciliter l'accès à tout le monde. On peut faire du hors-piste, de la luge, du ski de fond, randonnée de raquettes. On veut dans la prochaine année montrer que c'est une destination hivernale.» Le Massif prévoit ouvrir dès le 5 décembre.

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