La Banque du Canada reste à 0,5 %

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La Banque du Canada avait réduit par deux fois son taux directeur (janvier et juillet) pour tenter de relancer l'économie

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Agence France-Presse
Ottawa

La Banque du Canada a maintenu mercredi son taux directeur à 0,5% afin de garder des conditions favorables pour la relance d'une économie en récession au premier semestre en craignant les effets d'un ralentissement en Chine et dans d'autres économies émergentes.

La Banque avait réduit par deux fois son taux directeur (janvier et juillet) pour tenter de relancer l'économie frappée par une récession sur les deux premiers trimestres, conséquence de la chute des prix du pétrole.

Mais l'institut d'émission affiche clairement ses craintes sur les effets externes d'un coup de frein des économies dans le monde pour la reprise timide de la croissance canadienne.

Le ralentissement en Chine a notamment «contribué à un accroissement de la volatilité des marchés financiers et à des prix plus bas des produits de base», a relevé la banque.

Frappée de plein fouet par l'effondrement du baril de pétrole il y a plus d'un an, l'économie canadienne «continue de s'ajuster» à ces nouvelles réalités, «ce qui entraîne certaines retombées sur le reste de l'économie», a averti l'institution d'émission. «Ces ajustements sont complexes et devraient prendre beaucoup de temps».

Dans ce contexte, l'activité économique canadienne «continue de reposer sur la solidité des dépenses des ménages», a observé la banque centrale, pointant également «la fermeté de la reprise aux États-Unis», avec lesquels le Canada réalise pratiquement les trois quarts de ses échanges.

Au plus bas depuis plus de dix ans, le dollar canadien a permis d'«absorber en partie l'incidence de ces prix plus bas» du pétrole et de «faciliter les ajustements», selon le communiqué de la banque.

«Quoi que le portrait global des exportations soit encore incertain, les dernières données confirment que les exportations sensibles aux variations du taux de change regagnent en vigueur».

Pour Avery Shenfeld, analyste chez CIBC, la banque «n'offre pas beaucoup de nouveaux éléments sur la direction empruntée par l'économie» canadienne. L'institution ne donne en outre «aucun indice sur sa volonté d'agir sur le taux à court terme», a ajouté l'économiste dans une note.

«Nous aurons besoin de davantage de preuve sur le fait que l'économie continue de croître au quatrième trimestre pour que les marchés commencent à exclure de leurs prévisions le risque d'une autre baisse de taux au Canada», a-t-il souligné, s'attendant à une prochaine réunion de la banque centrale en octobre sans annonce significative.

Notant que «les prix des matières premières restent faibles, avec un haut degré d'incertitude entourant les prévisions de croissance chinoise», Brian DePratto, de TD Economics, a averti qu'il ne faudrait pas pour le moment «exclure la possibilité d'une autre baisse de taux, si les conditions internationales devaient se détériorer significativement».

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