Les conservateurs promettent un financement de 75 M$ en 5 ans à l'INO

Le pdg de l'Institut national d'optique, Jean-Yves Roy,... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Le pdg de l'Institut national d'optique, Jean-Yves Roy, est prêt à accueillir les candidats de toutes les autres formations politiques afin de les entendre prendre le même engagement à l'égard du financement de l'institution.

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

(Québec) Jean-Yves Roy ne fait pas de politique. Il dirige plutôt l'Institut national d'optique (INO). Mercredi, il ouvrait les portes de l'INO au ministre Denis Lebel et à l'équipe de candidats de la région de Québec du Parti conservateur.

À cette occasion, le ministre Lebel a promis qu'un gouvernement conservateur réélu allait assurer un financement de près de 75 millions $ en cinq ans à l'INO. Une enveloppe de 50 millions $ pour le financement de base du centre de recherche appliquée en optique-photonique et une autre de 25 millions $ pour le projet d'expansion pancanadien de l'INO, principalement en Alberta et en Ontario.

Demain matin, Jean-Yves Roy est prêt à accueillir dans les murs de l'INO les candidats de toutes les autres formations politiques afin de les entendre prendre le même engagement à l'égard du financement de l'institution. «Créer de la richesse pour les Canadiens en passant par l'innovation, ça doit faire l'unanimité pour tous les candidats, et ce, peu importe leurs allégeances politiques.»

Le pdg de l'INO signale que le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, a visité l'INO avant le déclenchement des élections. Depuis ce temps, les candidats néo-démocrates et libéraux de la région de Québec sont allés faire leur tour sans toutefois faire de promesse. Jean-Yves Roy s'attend maintenant à ce que les adversaires des conservateurs se mouillent eux aussi.

«La création de richesse permet à la Ville de Québec éventuellement d'avoir une équipe de hockey et d'avoir des gens capables de payer pour aller voir l'équipe», a-t-il fait valoir.

Expansion pancanadienne

Les ententes quinquennales de financement liant les gouvernements du Canada et du Québec avec l'INO s'éteindront le 31 mars prochain.

Jean-Yves Roy a commencé ses démarches auprès du gouvernement du Québec duquel il s'attend à entendre parler davantage d'aide à l'innovation que de réduction des dépenses dans les prochains mois. «Le gouvernement doit comprendre que l'optique-photonique représente pour la région de Québec ce que l'aéronautique signifie pour celle de Montréal.»

Depuis 27 ans, l'INO a essaimé 30 entreprises, dont Leddar Tech, Opsens, Optel Vision, Optosecurity et TeraXion. Ainsi, plus de 1000 emplois ont été créés. À l'INO, on compte 200 employés, principalement des chercheurs.

De plus en plus, l'optique-photonique est à la portée des entreprises manufacturières qui y ont recours particulièrement pour leurs opérations de contrôle de la qualité, fait valoir Jean-Yves Roy.

L'optique-photonique fait aussi des percées dans l'industrie des équipements médicaux. Cette technologie permet, par exemple, de miniaturiser de gros équipements, ce qui contribue à réduire les coûts et à désengorger les hôpitaux puisque les médecins peuvent utiliser ces appareils dans leur cabinet pour réaliser des tests diagnostiques et transmettre rapidement les résultats à leurs patients.

La technologie suscite aussi l'intérêt auprès des géants de l'industrie des pétroles et gaz qui souhaitent l'utiliser, par exemple, pour inspecter les pipelines et vérifier les soudures de leurs installations afin de prévenir les fuites et les accidents qui pourraient causer des dommages irréparables à l'environnement.

C'est justement parce que l'optique-photonique ne cesse de trouver de nouveaux débouchés que l'INO cherche à établir ses pénates un peu partout au Canada. Le centre de recherche appliquée y voit une opportunité de se rapprocher de ses clients des autres provinces, d'en dénicher de nouveaux et de remplir ses coffres. Rappelons qu'un peu plus de la moitié du budget de l'INO provient de contrats réalisés auprès d'entreprises. Avec Annie Mathieu

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